Un “ça suffit!” qui sauve

Pour la rubrique : “Voix de Nous Autres AICS”

par Martina Palazzo

“Tout m’a toujours été interdit, que ce soit dans mon enfance ou à l’âge adulte. Mon rôle était d’obéir et de me taire.” C’est ainsi qui commence l’histoire d’Asma (nom fictif), une femme d’une quarantaine d’années, mère de trois mineurs, victime de violences et d’abus perpétrés au fil des ans, qui ont éteint tout rêve et annulé toute ambition en herbe. Elle vit dans un village d’à peine 600 habitants dans une zone côtière du sud de la Tunisie, où la pêche nourrit ses familles et où les transports vers la grande ville, Zarzis, à une demi-heure de route, sont rares.

Asma est une femme qui s’est retrouvée seule, sans abri et avec trois enfants à sa charge lorsqu’elle a décidé de divorcer en 2016. La société lui a tourné le dos sans aucun droit d’appel. Sa famille l’a battue et l’a dénigrée verbalement. “Une femme analphabète comme toi ne peut pas se permettre de prendre des décisions. Rentre chez toi et sois patient. Respecte ton mari et reste à ta place”, a été le verdict final du père. Rien de différent des mots qu’elle récoltait amèrement chaque fois qu’elle franchissait le seuil de ses parents avec les signes de la violence, tant physique que morale, se lisant sur son visage et emprisonnés dans ses yeux. Même dans l’intimité du couple, elle était traitée comme un animal, comme un chien au service d’un maître qui manquait d’amour, d’affection et de respect. Pourtant, Asma a tenu bon pendant 15 ans, anéantie, violée et maltraitée entre les murs de cette maison prison. Trois grossesses plus tard, elle a décidé de dire ” ça suffit ! “. “Lorsque j’ai entendu le cri de mon troisième enfant qui venait de sortir de mon ventre, j’ai su que je devais y mettre un terme. Je devais protéger mes enfants et leur assurer un avenir de rêve. Je n’étais plus responsable seulement de ma vie, nous étions quatre”, dit Asma d’une voix étranglée.

Le bébé avait tout juste un mois quand Asma s’est rendue au centre polyvalent de Nejmet Tounes, mis en place par le CIHEAM dans le cadre du projet régional GEMAISA, financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS). Une voisine lui avait conseillé de participer à l’une des sessions d’information, de sensibilisation, de formation et d’orientation destinées aux femmes pour faciliter leur accés au monde du travail. Asma ne cherchait pas d’emploi, mais un espace où elle pourrait se libérer de son fardeau. C’est là qu’elle a décidé de tout avouer et de se confesser. C’est là qu’elle a trouvé des personnes qui ont écouté son histoire. Parmi les oreilles attentives, il y avait celles de Samia Mtimet, la responsable du projet et du centre. Depuis 2016, elle accueille les femmes de Zarzis et des alentours qui ont besoin d’une assistance professionnelle, technique, psychologique et juridique. Samia, grâce à une formation ad hoc dispensée par l’association LeNove, écoute en toute confidentialité, enregistre les données et indique ensuite l’entité la plus appropriée pour donner suite à la demande.

“Même pendant la pandémie de covid-19, nous avons assuré la continuité de nos services par téléphone. Il est important pour ces femmes de savoir qu’il y a toujours quelqu’un de disponible et prêt à les écouter”, révèle Samia. Rien n’est plus vrai si l’on considère l’impact du confinement, décrété par le gouvernement à titre de mesure préventive contre la propagation du coronavirus, sur les femmes. Du 22 mars au 3 mai 2020, la ligne d’assistance téléphonique mise en place par le Ministère de la Femme a reçu plus de 7000 signalements de violences faites aux femmes. Au cours de la même période, la pandémie a souvent empêché les victimes de bénéfecier des services de justice, menaçant leur sécurité physique et psychologique. Bien que la loi tunisienne n° 58 de 2017 représente un outil juridique pour éliminer la violence basée sur le genre, le nombre de femmes victimes d’actes de violence domestique et familiale est en augmentation.

 

“Les problèmes les plus récurrents auxquels les femmes sont confrontées sont liés aux divorces difficiles, aux questions d’héritage et de terres, aux abus de pouvoir sur le lieu de travail et à la violence”, explique Tijania Jelliti, une juriste de Zarzis qui travaille bénévolement au bureau juridique de Nejmet Tounes. C’est elle qui a suivi légalement Asma de 2016 à septembre 2021, date à laquelle le tribunal a finalement cloturé l’affaire, lui reconnaissant le droit de reprendre possession de sa maison et de recevoir une pension alimentaire mensuelle de son mari pour elle et ses enfants.

En Tunisie, il existe un cadre législatif qui reconnaît et protège les droits des femmes, mais beaucoup n’y font pas appel parce qu’elles n’en connaissent pas l’existence. Elles ne défendent pas leurs droits parce qu’ils ne savent pas qu’elles en ont“, conclut-elle.

Aujourd’hui Asma travaille et ne vit plus dans le silence et le déni. “Quand je me regarde dans le miroir, je vois encore une enfant qui a beaucoup de rêves à réaliser”, nous dit-elle avec un sourire presque furtif. Elle a trouvé d’autres femmes sur son chemin de libération et de réaffirmation personnelle. Malgré la répudiation de sa communauté d’origine, encore imprégnée de préjugés et de coutumes injustes, Asma a réussi à trouver sa force dans sa descendance, dans ce qu’elle appelle “l’expansion de mon être”. Elle veut devenir un modèle pour eux, un exemple de courage et de force, car les objectifs ne peuvent être rêvés ni atteints que grâce à un sens aigu de l’autodétermination.

“Aujourd’hui, je raconte mon histoire pour que ça soit une source d’inspiration pour de nombreuses femmes qui subissent des violences. Ayez le courage de dénoncer pour commencer à vivre.”

                 

GEMAISA est un projet régional financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) et mis en œuvre par le CIHEAM dans six pays de la Méditerranée (Maroc, Tunisie, Égypte, Jordanie, Liban et Palestine). Structuré en deux phases et terminé en septembre 2021, le projet vise à améliorer les moyens de subsistance des femmes rurales en augmentant leur participation aux chaînes d’approvisionnement agroalimentaires locales et en contribuant au renforcement des capacités des ministères de l’agriculture en matière d’intégration de la dimension du genre dans leurs politiques, stratégies et programmes. Le but ultime de toutes les activités est d’initier une action collective pour le changement de comportement et l’inclusion socio-économique des femmes.

L’Agence soutient la campagne «16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre» pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles. #OrangetheWorld

 

 

La table verte 2 : un zoom en mots et images sur la sécurité alimentaire et la résilience de la population tunisienne

[COMMUNIQUÉ DE PRESSE]

Tunis, le 26 octobre 2022

L’Ambassade d’Italie en Tunisie et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) – Siège de Tunis, organisent l’évènement « La table verte 2 : Produire autrement pour Faim Zéro ». 

Ayant lieu le 27 octobre 2022 auprès du Presbytère de l’ancienne Église Sainte Croix, au cœur de la Medina de Tunis, et transmis en direct sur la page Facebook de l’AICS Tunis de 10h30 à 12h30, « La table verte 2 » veut encourager une réflexion sur l’urgence et les avantages d’une production alimentaire responsable qui répond aux besoins de la communauté humaine et  préserve les ressources naturelles en vue d’un lien plus durable et respectueux entre l’homme et le territoire.

L’événement s’étalera sur deux moments, différents par leur format, leur ton et leur public : un débat institutionnel avec la participation d’institutions tunisiennes, d’organisations internationales, de la société civile et du secteur privé, et la phase finale d’un concours photographique ” Le chemin vert “, animé par les influenceurs Fatma Bououn et The Dreamer. Á inaugurer la séance seront S.E. l’Ambassadeur d’Italie à Tunis, M. Fabrizio Saggio, le Ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche Maritime, M. Mahmoud Elyes Hamza, et la Mairesse de Tunis, Mme Souad Abderrahim.

« Nous souhaitons que cette journée soit un appel à partager des informations d’intérêt collectif avec un regard au futur. Notamment, nous espérons de pouvoir contribuer à renforcer la prise de conscience et l’action responsable autour d’une satisfaction des besoins alimentaires à bas impact sur l’environnement pour un monde et un demain plus vert», déclare l’Ambassadeur d’Italie, M. Fabrizio Saggio.

Cet évènement s’inscrit dans le Festival du Développement Durable, désormais à sa 6ème édition. Il s’agit d’une grande manifestation publique italienne, étendue aux représentations diplomatiques à l’étranger, pour sensibiliser et mobiliser les citoyens, les jeunes, les entreprises, les associations et les institutions sur les questions liées au développement durable, ainsi que pour évaluer les résultats atteints par la communauté internationale dans la mise en œuvre du Programme des Nations Unies à l’horizon 2030. En continuité avec La table verte organisé en 2021, mais avec un œil sur l’actualité, cette année la Coopération italienne en Tunisie a voulu choisir un thème qui s’impose dans l’agenda de tout citoyen, un thème qui se relie à l’objectif de développement durable n.2éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable.

« Cet important rendez-vous de notre calendrier événementiel veut encourager le dialogue entre les parties prenantes du développement durable, notamment les décideurs politiques, les organisations internationales, la société civile et la citoyenneté. L’AICS, parmi eux, se fait promotrice des valeurs impérieux de la durabilité environnementale et de la résilience de la population à travers ses interventions en Tunisie. L’Accord en matière de coopération entre les Gouvernements tunisien et italien pour la période 2021-2023 renouvèle cet engagement à poursuivre un modèle de développement inclusif, équitable et durable pour que le potentiel humain trouve son expression dans l’utilisation rationnelle des ressources naturelles », dit le Directeur du Siège Régional de l’AICS à Tunis, M. Andrea Senatori.

Dans un monde où une crise localisée entraîne des répercussions au niveau global, où l’impact du changement climatique combiné à la surexploitation des ressources naturelles menace le patrimoine naturel, la citoyenneté est appelée à s’interroger sur de nouvelles modalités de fonctionnement pour garantir aux écosystèmes de se préserver et se régénérer.

 

CONTACTS :

Ambassade d’Italie en Tunisie

Luigi Selandari Pasqualetti, Premier Secrétaire
E-mail : stampa.tunisi@esteri.it
Tèl:  +216 31321836
www.ambtunisi.esteri.it

AICS Tunis

Martina Palazzo, Chargée de Communication
E-mail : martina.palazzo@aics.gov.it; comunicazione.tunisi@aics.gov.it
Tél : +216 71 893 321 / 144
www.tunisi.aics.gov.it

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Perspectives de développement économique durable et l’appui de la Coopération italienne en Tunisie

Dans le cadre de la quatrième édition du Festival du développement durable, organisé par l’Alliance italienne pour le développement durable (ASviS) en partenariat avec le Ministère italien des Affaires Etrangères, l’Ambassade d’Italie et l’Agence italienne pour la Coopération au Développement (AICS) à travers son siège de Tunis organise un événement dédié au thème du développement économique durable et à la contribution que la Coopération italienne au développement pourra apporter à la Tunisie dans les années à venir.

Téléchargez le programme

L’événement aura lieu le mardi 6 octobre, de 10h00 (11h00 heure italienne) à 11h30, et sera diffusé en direct sur la page Facebook de l’AICS de Tunis. La réunion sera l’occasion pour les représentants des institutions tunisiennes, de l’Union européenne, de la Banque Mondiale, du PNUD et des représentants de la société civile, de discuter des leçons apprises et des perspectives de développement durable dans le pays.

La Révolution de la dignité a apporté démocratie et liberté en Tunisie sans pour autant pouvoir répondre de manière adéquate aux attentes de croissance économique et de développement de la population, désormais exacerbées par la grave crise économique que traverse le pays. Les nombreux défis existants, aggravés par l’urgence du COVID 19, rendent de plus en plus urgente la nécessité de renouveler le soutien de la communauté internationale, pour définir de nouvelles stratégies et encourager une croissance inclusive et durable.

Comment participer: L’événement est public et accessible en ligne via la page Facebook de l’AICS à Tunis de 10h00 à 11h30 (soit de 11h00 à 12h30 heure italienne):

https://www.facebook.com/AICS-Tunisi-Agenzia-Italiana-per-la-Cooperazione-allo-Sviluppo-di-Tunisi-370914730429891

Le “fait main” tunisien à la Foire de l’Artisanat de Milan

   

par Martina Palazzo

Pour la première fois dans leur parcours, 12 artisans tunisiens exposent leurs créations au-delà des frontières nationales. Ils sont à Milan à l’Artigiano in fiera  du 4 au 12 décembre pour montrer le “fait main” de leur pays entre tradition et innovation.

Des jeunes femmes et hommes venant de différentes régions aux quatre coins de la Tunisie, toutes et tous avec une histoire personnelle de réussite, toutes et tous soutenus par l’ONUDI et l’OIM, les deux agences de Nations Unies qui réalisent respectivement les projets Creative Tunisia et Mobi-TRE grâce au soutien financier de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS). Il s’agit de deux initiatives qui encouragent l’esprit entrepreneurial, en particulier à l’égard des jeunes, et valorisent l’expertise locale à travers la création d’opportunités économiques et la modernisation des apparats productifs pour une meilleure compétitivité à l’échelle nationale et internationale.

La Tunisie, pays de croisement de civilisations au fil des siècles, passerelle d’échanges commerciaux de ses côtes aux villages berbères, détient un véritable savoir-faire artisanal qui porte les empreintes du passé et préserve les traditions. Ce patrimoine dynamise également le tissu économique du pays, en employant une bonne partie de la population active sur toute l’étendue du territoire national. Aujourd’hui l’artisanat tunisien se veut vecteur d’une sorte de réhabilitation des anciens métiers d’arts traditionnels. Pas seulement d’objets, mais des créations qui véhiculent l’histoire d’une communauté et, au même temps, d’un professionnel qui a voulu jouer avec les inspirations et les exigences du monde contemporain. Le voici le secret de nos jeunes exposants. Ils exhument le trésor ancestral et lui donnent un aspect innovant ; ils suivent l’évolution du temps sans perdre la mémoire. Et il y en a pour tous les gouts : tissage à base de matière noble et naturelle, produits cosmétiques et alimentaires, décoration en fer.

Ces créations ne demandent qu’à être découvertes. « Notre participation à cette foire est très importante car elle nous offre la chance de faire connaitre nos produits à un public international », témoigne Amel Laouini, tunisienne résidente en Italie qui, en saisissant le potentielle de Mliz Nature, marque de produits cosmétiques de Jendouba, y a investi dans le cadre du projet Mobi-TRE. « J’espère arriver à la fin de cette manifestation publique avec de nouvelles idées pour le futur et de contacts utiles pour la suite du business », elle conclut.

En effet, la foire représente à la fois une vitrine et une plateforme d’échange. Ici le savoir-faire spécifique et intemporel tisse des liens avec l’ailleurs et l’autre. « Cette expérience nous aide à développer nos produits selon les exigences du marché international et devenir plus compétitifs à l’heure de la globalisation », dit Faiez Boussaid, l’un des bénéficiaires du projet Creative Tunisia.

Laissons revivre le passé dans les créations de nos jeunes artisans. Allons les découvrir.

Evènement de clôture du projet Mobi-TRE «Hajti Bik»

[COMMUNIQUÉ DE PRESSE]

Tunis, le 29 novembre 2022

Le 30 novembre auprès du Siège du Centre de la Promotion des Exportations de la Tunisie (CEPEX) à Tunis et transmis en direct streaming sur la page Facebook de Hajti Bik, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en Tunisie organise l’événement de clôture du projet Mobi-TRE « La migration en tant que ressource : mobilisation de la diaspora tunisienne et stabilisation des communautés défavorisées en Tunisie». En présence du Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, M. Nasreddine Nsibi, et de l’Ambassadeur d’Italie, M. Fabrizio Saggio, cet événement réunit les représentants des partenaires gouvernementaux ayant contribué à l’initiative, des bailleurs de fonds, de la communauté internationale, de la diaspora tunisienne en Italie et des entrepreneur.e.s bénéficiaires du projet.

Le projet Mobi-TRE, mis en œuvre par l’OIM et financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), a voulu contribuer au développement économique des régions du Nord-Ouest et du Sud-Est de la Tunisie, à fort potentiel migratoire, à travers la mobilisation et l’engagement des membres de la diaspora tunisienne, plus particulièrement celle établie en Italie.

« Parmi les interventions que l’Italie finance en Tunisie, les programmes de soutien et de promotion de l’entrepreneuriat ont acquis une importance croissante ces dernières années et se sont imposés comme une alternative valable au problème du chômage, en particulier chez les jeunes et dans les zones les plus marginalisées. Mobi-TRE est un projet innovant pour la Coopération italienne, car pour la première fois il implique la diaspora tunisienne résidente en Italie dans l’investissement dans leur pays d’origine, favorisant ainsi leur participation active aux actions de développement, loin des modèles classiques de soutien basés sur les dons. Nous nous réjouissons de voir la diaspora tunisienne en Italie devenir un acteur clé du développement socio-économique et un promoteur du savoir-faire tunisien », déclare M. l’Ambassadeur d’Italie, Fabrizio Saggio.

Des résultats tangibles atteints dans le cadre de ce projet incluent, entre autres : l’organisation de 4 Forums sur l’investissement et l’engagement de la diaspora à Médenine, Le Kef, Jendouba et Tataouine ; la réalisation de webinaires de mobilisation de la diaspora en faveur de l’investissement en Tunisie et de formations mixtes pour les entrepreneur.e.s et les investisseur.se.s TRI ;  l’organisation de sessions de formation en levée de fonds ; l’élaboration et la divulgation du Guide de l’Investissement pour les Tunisiens Résidant à l’Etranger en langue français-arabe; l’accompagnement des porteurs de projets à travers un coaching one-to-one et des cycles de formation en Webmarketing pour un total de 58 projets entrepreneuriaux appuyés dans les 4 régions, incluant 40% de femmes entrepreneuses et 60% d’hommes entrepreneurs. Le projet a soutenu la création et le maintien d’au moins 248 emplois directs et indirects et enregistré une forte implication des Tunisiens Résidents en Italie (TRI), dont l’apport d’investissement s’est élevé à environ 1 790 000 TND équivalent à 558 000 EUR.

Le rôle des membres de la diaspora en tant que levier de développement et de croissance économiques n’est plus à démontrer. Outre les transferts de compétences, de connaissances et de savoir-faire, elles constituent une source importante d’investissement et d’encouragement à l’entrepreneuriat et de création de l’emploi notamment pour les jeunes.” souligne Monsieur Azzouz Samri, Chef de mission de l’OIM Tunisie.

Le projet Mobi-TRE est une initiative pilote de l’OIM en matière d’engagement de la diaspora pour le développement en Tunisie, qui à présent se voit consolidé de 4 ans d’expérience en coopération transnationale, gouvernementale et locale en partenariat avec les institutions publiques et privées en Tunisie et en Italie, pouvant compter sur une diaspora tunisienne dont le nombre ne cesse d’accroitre – près de 14,7% de la population totale, soit 1,731,619 selon le dernier recensement (OTE, 2021). Fort d’un impact tangible et mesuré sur le plan économique et socioculturel au niveau des régions cibles de développement prioritaire, les résultats clés de l’intervention seront présentés durant cet événement de clôture du projet qui a joué un rôle significatif dans l’incitation à l’investissement notamment à travers les transferts de capitaux sociaux, humains, culturels et financiers.

Pour plus d’information, contactez :
M. Boubaker BOURICHA : bbouricha@iom.int ou au +216 29 686 462
Mme. Martina PALAZZO : martina.palazzo@aics.gov.it ; comunicazione.tunisi@aics.gov.it ou au +216 71 893 144

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AICS Tunis avec les enfants pour promouvoir l’hygiène dans les écoles

Tunis - À l'occasion de la 10e Journée mondiale du lavage des mains, le ministère de l'Éducation et le ministère de la Santé ont lancé, en partenariat avec l'UNICEF et avec le soutien financier de l'Agence italienne de coopération pour le développement (AICS), un programme pour promouvoir le lavage des mains entre les enfants et les adolescents dans les écoles primaires.

Ce programme fait partie de la stratégie nationale de promotion du lavage des mains dans le cadre du Plan d'action quinquennal 2016-2020, élaboré par le ministère de la Santé en collaboration avec des ministères, des départements et des organisations concernés, avec le but de contribuer à la protection de la santé de la population.

Le programme participatif de lavage des mains par le biais d'activités de loisirs (jeux, sports, arts plastiques, etc.) pour les enfants a pour objectif de promouvoir un changement de comportement et de favoriser une vie saine pour les enfants, leurs familles et leurs communautés d'appartenance.

L’événement centrale de ce programme a été la cérémonie de lavage des mains, organisée le 15 novembre à l’école Ezzahra Jdaida, dans la région de Manouba, à laquelle ont participé le ministre tunisien de l’éducation, l’Ambassadeur de l’Italie à Tunis. le représentant de l'Agence italienne pour la coopération au développement à Tunis et le représentant de l'UNICEF Tunisie.

Le ministre de l'Education, Hatem Ben Salem, a souligné devant son gouvernement que "son ministère donne une grande importance à l'amélioration de l'environnement scolaire afin de promouvoir l'apprentissage tout en garantissant la santé et le bien-être des enfants." ». Le ministre a également rappelé que "plus de 1 000 écoles dans les zones rurales n'ont toujours pas accès à l'eau potable, à l'assainissement et à une hygiène de qualité. Le lancement d’aujourd’hui se poursuivra dans de nombreuses écoles tout au long de l’année scolaire ", at-il conclu.

Le lavage des mains est en fait une pratique hygiénique susceptible d'empêcher la transmission de maladies, mais il n'est pas encore répandu dans la vie quotidienne des enfants tunisiens. C'est précisément pour cette raison que les agents de santé travaillant dans les écoles et ailleurs redoublent d'efforts pour inculquer cette pratique, en particulier aux enfants.

Pour sa part, l'Ambassadeur d'Italie à Tunis, Lorenzo Fanara, qui a participé au lavement des mains avec les écoliers, a souligné que le soutien de la coopération italienne s'inscrivait dans une stratégie plus vaste poursuivie par l'Italie en Tunisie. qui vise à soutenir les efforts du ministère de l'Éducation local pour améliorer la qualité des services scolaires en Tunisie. En ce sens, cette initiative sera complétée par des interventions similaires dans de nombreuses écoles afin d’assurer un environnement scolaire agréable aux enfants et respectueux des normes d’hygiène et de santé.

Cette initiative fait en fait partie d'un programme plus vaste, lancé en octobre 2016 et mis en œuvre, qui a reçu 2,36 millions d'euros de la coopération italienne.

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Jusqu’au 30 septembre candidatures disponibles pour les bourses destinées aux jeunes Tunisiens

Dans le cadre du projet organisé par la FAO “Renforcement des capacités : cours international de formation avancée sur les SIPAM (Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial) pour l’évaluation de la résilience dans trois cadres socio-environnementales et bio-culturelle différents : Afrique, Asie et Amérique latine”, financée par la Coopération italienne, l’Université de Florence offre 15 bourses pour participer à l’initiative.

Ce cours se déroulera à partir de janvier jusqu’à juin 2019 auprès de l’Université de Florence et s’adressera principalement aux jeunes fonctionnaires diplômés ou aux techniciens d’entreprises privées provenant des pays prioritaires de la coopération italienne, y compris la Tunisie. Les candidats ne doivent pas avoir dépassé 35 ans et doivent avoir obtenu une maîtrise en agriculture ou dans des disciplines connexes, ainsi que possédant une vaste expérience dans la conservation du paysage et du développement rural, avec une préférence pour le secteur public. Les femmes sont encouragées à participer.

La procédure de demande se trouve à l’adresse https://www.agriculturalheritage.com/master-costs-and-application/ et doit être achevée avant le 30 Septembre 2018. En plus des jeunes tunisiens, les bourses sont ouvertes aux pays suivants : Albanie, Bolivie, Bosnie, Cuba, El Salvador, Éthiopie, Jordanie, Kenya, Liban, Mozambique, Birmanie et Senegal.

Ces cours sont le résultat de l’initiative de la FAO, née en 2002, concernant le thème du Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), qui vise à identifier et à préserver les systèmes agricoles d’importance mondiale, avec leurs paysages, l’agro-biodiversité, les savoirs traditionnels et la culture associée. Avec le terme “importance mondiale”, la FAO entend faire référence à toutes les pratiques agricoles (terme qui inclut également les produits animaux, forestiers, marins et d’eau douce) caractérisées par une origine historique et une pertinence actuelle et qui peuvent représenter un patrimoine pour l’humanité.

Les cours de formation sur le SIPAM ont reçu environ 1,8 million d’euros de financement par la coopération italienne, ce qui confirme l’engagement italien à soutenir les pays prioritaires et, parmi eux, la Tunisie occupe une position de première importance. L’initiative fait en effet partie de la stratégie déjà éprouvée par la coopération italienne en Tunisie qui vise à échanger et partager des connaissances entre les deux rives de la Méditerranée.

Lancement du projet Futur proche

La conférence « Villes Ouvertes : Réfléchir et agir pour une meilleure gouvernance locale et participation citoyenne en Tunisie » se déroulera le jeudi 11 octobre 2018 à partir de 9h à l’Hôtel de Ville de Tunis et constituera le lancement officiel du projet « Futur Proche –Développement local et services décentralisés pour la durabilité et la citoyenneté active en Tunisie ».

La conférence de lancement du projet rassemblera des spécialistes renommés, tunisiens et internationaux, qui débattront autour des enjeux et des défis majeurs concernant le processus de décentralisation en Tunisie, qui est le thème principal du projet.

L’initiative Futur Proche, financé par la Coopération Italienne et la Région Toscane, sera mise en œuvre par l’ONG italienne COSPE, mais implique, au meme temps, un vaste consortium d’entités locales, institutions et associations italiennes et tunisiennes.

L’initiative, de la durée prévue de deux ans, vise à promouvoir :

  • La décentralisation, la gouvernance locale et le renforcement des institutions locales ;
  • L’économie sociale et solidaire par le développement d’entreprises locales durables et le soutien à l’accès au marché locale ;
  • La santé à travers l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services de santé de base et le renforcement du ménagement sanitaire.

En particulier l’initiative vise à donner un appui et une formation pour les fonctionnaires des municipalités, les délégués des institutions tunisiennes, le personnel des établissements de santé locaux et du Ministère de la Santé et les associations locaux sélectionné dans 5 Gouvernorats de la Tunisie : Grand Tunis, Kasserine, Sidi Bouzid, Tataouine et Jendouba.

Le financement total pour l’initiative “Futur Proche” s’élève à environ 1,4 million d’euros, dont 998 480,00 euros de contribution par la Coopération italienne.

« Il s’agit d’un projet qui valorise l’expérience italienne en matière de décentralisation et fait partie d’une plus large stratégie poursuivie par la Coopération italienne en Tunisie. Notre objectif est celui de soutenir la décentralisation politique, conformément aux objectifs énoncés dans la nouvelle Constitution tunisienne de 2014 et notre engagement, dans ce secteur, a été récemment confirmé avec l’approbation du financement de l’initiative PRODEC (25 millions d’euros à don) qui prévoit la mise en œuvre d’interventions en matière d’infrastructures dans 31 municipalités parmi les 86 récemment créées », a déclaré le Représentant de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) en Tunisie, Flavio Lovisolo.

Mission en Italie du Pole de compétitivité de Sousse

Promouvoir le développement technologique des entreprises tunisiennes à travers un échange d’idées et d’initiatives fructueux entre les entrepreneurs italiens et tunisiens. C’est l’un des objectifs du projet “Appui aux pôles tunisiens”, financé par l’Agence italienne de Coopération pour le développement avec un montant de 850 000 euros, qui seront gerée par le Ministère tunisien de l’Industrie.
Quatre centres de compétitivité (situés à Monastir, Gabes, Biserta et Sousse) qui, en partenariat avec la société italienne Environment Park Spa, collaborent étroitement depuis 2016 pour améliorer les services aux entreprises et établir des relations avec le marché italien.

Notre récente mission à Milan, lors du salon BI-MU consacré à l’innovation technologique, nous a permis d’entrer en contact avec des entreprises italiennes, telles que le groupe MESAP et le pôle de mécatronique à Rovereto. Nous avons également réussi à signer des accords de partenariat qui seront précieux pour l’avenir de notre entreprise“, a déclaré un représentant tunisien du pôle de Sousse à son retour de la mission italienne les 9 et 10 octobre.

Les représentants du Pole de Sousse avec des entrepreneurs italiens

Le salon BI-MU de Milan a également été l’occasion de entrer en contact avec les principaux projets d’innovation technologique développés par des entreprises italiennes. Ces connaissances pouvant devenir des opportunités intéressantes à appliquer dans le cadre du programme HORIZON 2020 de l’Union européenne, auquel la Tunisie participe en tant que pays associé.
Cette mission fait partie des diverses activités menées dans le cadre du projet, qui a le but d’élargir et de consolider le réseau de connaissances et de collaboration en Italie des Pôles tunisiens et de mettre en évidence des opportunités de collaboration entre les entreprises des deux pays. Cela signifie créer une plate-forme d’échanges entre entreprises et institutions dédiées au développement du secteur privé et contribuant à un processus de croissance impliquant les deux rives de la Méditerranée.

Investir dans l’innovation collaborative

« Investir dans l’innovation collaborative » est le slogan lancé par le Forum organisé aujourd’hui à Tunis, à la présence du Chef du Gouvernement, S.E. Youssef Chahed, par le Ministère de l’Industrie et des PME, en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique et l’Association tunisienne des Tecnopark. Le Forum s’inscrit dans le cadre du projet "Appui aux Pôles Tunisiens", financé par la Coopération Italienne dans le cadre d’un programme plus vaste de soutien au secteur privé grâce à un don italien de 3 millions d’euros.

Cette initiative vise à renforcer et consolider des compétences en matière de développement économique et de marketing territorial de quatre pôles tunisiens de compétitivité (Monastir, Gabès, Bizerte et Sousse) qui opèrent dans des secteurs de l’agroalimentaire, de la mécatronique, de la chimie et du textile.

Le but de ce partenariat étroit est de favoriser la création de nouveaux services aux entreprises locales pour attirer les investissements et de promouvoir le « site Tunisie », en recourant à des stratégies innovantes de marketing territorial, de nouveaux plans de gestion durable et en tissant de nouveaux réseaux de collaboration entre les deux rives de la Méditerranée.

« Ce partenariat tuniso-italien encourage le développement technologique du secteur privé à travers l’échange d’expériences entre nos deux Pays. Il s’agit d’une initiative qui confirme le soutien prioritaire de l’Italie pour la stabilité et la prospérité de la Tunisie », a déclaré S.E. l’Ambassadeur d’Italie, M. Lorenzo Fanara, en marge du Forum.

Pour sa part Davide Canavesio, Directeur Général de Environment Park (la société italienne de Tourin en charge des activités du projet), a déclaré que : « Nous sommes honorés d’être le chef de file de ce programme. Le parc technologique est un point de rassemblement et d’impact sur le territoire non pas virtuel, mais réel et tangible. Notre expérience nous a démontré que l’Environment Park est un modèle gagnant et qui, nous l’espérons, pourra ouvrir la voie à de nouvelles opportunités commerciales entre les entreprises des deux pays ».

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L'Ambassadeur d'Italie, M. Lorenzo Fanara, lors de son discours au Forum