Perspectives de développement économique durable et l’appui de la Coopération italienne en Tunisie

Dans le cadre de la quatrième édition du Festival du développement durable, organisé par l’Alliance italienne pour le développement durable (ASviS) en partenariat avec le Ministère italien des Affaires Etrangères, l’Ambassade d’Italie et l’Agence italienne pour la Coopération au Développement (AICS) à travers son siège de Tunis organise un événement dédié au thème du développement économique durable et à la contribution que la Coopération italienne au développement pourra apporter à la Tunisie dans les années à venir.

Téléchargez le programme

L’événement aura lieu le mardi 6 octobre, de 10h00 (11h00 heure italienne) à 11h30, et sera diffusé en direct sur la page Facebook de l’AICS de Tunis. La réunion sera l’occasion pour les représentants des institutions tunisiennes, de l’Union européenne, de la Banque Mondiale, du PNUD et des représentants de la société civile, de discuter des leçons apprises et des perspectives de développement durable dans le pays.

La Révolution de la dignité a apporté démocratie et liberté en Tunisie sans pour autant pouvoir répondre de manière adéquate aux attentes de croissance économique et de développement de la population, désormais exacerbées par la grave crise économique que traverse le pays. Les nombreux défis existants, aggravés par l’urgence du COVID 19, rendent de plus en plus urgente la nécessité de renouveler le soutien de la communauté internationale, pour définir de nouvelles stratégies et encourager une croissance inclusive et durable.

Comment participer: L’événement est public et accessible en ligne via la page Facebook de l’AICS à Tunis de 10h00 à 11h30 (soit de 11h00 à 12h30 heure italienne):

https://www.facebook.com/AICS-Tunisi-Agenzia-Italiana-per-la-Cooperazione-allo-Sviluppo-di-Tunisi-370914730429891

L’OIM organise un Marché de Noël pour aider les entrepreneurs et artisans tunisiens

[COMMUNIQUE DE PRESSE]

Tunis, 15 décembre 

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) travaille en étroite collaboration avec les autorités locale tunisiennes, pour la promotion et le développement des régions marginalisées. Etant donné le contexte actuel de la pandémie Covid-19 qui a eu un impact majeur sur les micro-entreprises, notamment dans le contexte du projet Mobi-TRE, elle a eu d’importantes répercussions sur les micro-projets et les entrepreneurs, exacerbant les inégalités économiques, fracturant l’emploi, et augmentant la fragilité des entreprises. Aujourd’hui plus que jamais, la mobilisation et l’engagement de la diaspora tunisienne est sollicité dans l’appui au développement régional et national.

En temps de crise, il est important de témoigner son soutien pour la communauté, ce support en effet compte plus que tout pour ces ambitieux entrepreneurs tunisiens. Dans ce contexte, l’IOM Tunisie (MOBI-TRE) organise un Marché de Noël où différents entrepreneurs et artisans viendront exposer leurs produits artisanaux d’exception : huiles essentielles et produits bio de Oued Meliz, des  huiles végétales de thym, romarins ou lavande de culture sauvage de la région de Jendouba, des tissage de Tajerouine, des huiles essentielles figue de barbarie de Médenine, des produits dérivés de caroube, des habits traditionnels berbère et amazigh de Tataouine ou encore de la gastronomie locale de la région de Médenine. Ce marché de Noël est une opportunité exceptionnelle pour découvrir des produits de qualité et ainsi exprimer une solidarité avec les entrepreneurs tunisiens des régions marginalisées à savoir le Kef, Jendouba, Médenine et Tataouine.

Jamila Labiadh de l’entreprise qui porte son nom Jamila Labiadh, fabrique des huiles essentielles avec la technique de transformation de plantes aromatiques et médicinale de culture sauvage et bio dans la région de Médenine. L’année 2020 a fragilisé son entreprise, “comme tous les artisans, la pandémie de la Covid-19 a impacté mon entreprise de manière pénible. J’espère pouvoir finir l’année sur une note positive avec ce Marché de Noël”. Le chef de mission de l’OIM a exprimé « l’OIM s’engage à promouvoir les investissements de la diaspora dans les régions marginalisées de la Tunisie, grâce à l’aide de l’Agence Italienne pour la Coopération et le Développement (AICS), nous espérons que ce marché de noël fera une réelle différence pour ces talentueux entrepreneurs ».

Le Marché de Noël de l’OIM pour la promotion et la mise en valeur des produits artisanaux des exposants du programme Mobi-TRE se tiendra à l’Espace Art Sadika Gammarth, ce marché des exposants est ouvert au public à la fin de la semaine prochaine, notamment :

Samedi 19 décembre, de 10h à 18h
Dimanche 20 décembre, de 10h à 18h

Pour plus d’informations sur l’événement, prière de visiter notre page Facebook sur ce lien : https://www.facebook.com/events/144127267174640/

Le projet Mobi-TRE « Hajti bik » est un programme financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), exécuté par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), organisme des Nations Unies chargé des migrations, et en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes au niveau national et régional, la société civile et le secteur privé en Italie et en Tunisie, ce programme vise à :

  • promouvoir les investissements de la diaspora tunisienne, plus particulièrement celle établie en Italie avec des entrepreneurs tunisiens, afin de favoriser le développement régional de la Tunisie dans une perspective de coopération transnationale ;
  • développer les opportunités d’emploi pour les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Est de la Tunisie, afin de faire reculer la pauvreté tout en diminuant les risques liés à la migration irrégulière.

Pour plus d’informations, nous vous prions de contacter :

Mr. Boubaker BOURICHA sur le :

Numéro : 29 686 462
Adresse mail : bbouricha@iom.int

Mr. Riadh KADHI sur le :

Numéro : 28 787 805
Adresse mail : rkadhi@iom.int

Andrea Senatori est le nouveau directeur du bureau régional AICS Tunis

Chers et chères ami.e.s,

Je prends aujourd’hui mes fonctions de chef du bureau régional de l’Agence italienne de coopération au développement (AICS) à Tunis. Un poste qui m’honore et qui me ramène sur le terrain après une pause de quatre ans passés comme coordinateur du bureau “Urgences et États fragiles” auprès du siège à Rome.

A me passer le flambeau est mon ami et collègue Flavio Lovisolo, un des visages historiques de la Coopération italienne, avec qui j’ai eu le privilège de travailler côte à côte et à qui je renouvelle ma sincère admiration.

Je suis également heureux d’annoncer que, avec moi, Annamaria Meligrana, avec qui j’ai partagé l’expérience du bureau de l’AICS à Rome en matière d’aide humanitaire et de fragilité, prendra ses fonctions en tant que cheffe adjointe du bureau. Annamaria, arabisante d’origine, est une professionnelle estimée dans le domaine de de la coopération internationale, avec près de 20 ans d’expérience dans la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, qui a mûri dans la conviction qu’il ne peut y avoir de développement durable sans paix.

À partir d’aujourd’hui et au cours des prochaines années de mon mandat, je vise à donner une continuité au travail accompli jusqu’à présent dans ce bureau, en suivant les principes de solidarité et d’action humanitaire qui sont la base d’un monde plus équitable, où chacun.e peut avoir la possibilité de développer son potentiel, d’accéder aux ressources communes et aux services de base, de voir ses droits respectés. Je sais que je peux compter sur une equipe passionnée, dont les compétences et les connaissances contextuelles résultent d’une présence consolidée sur le terrain. Ensemble, nous continuerons à répondre aux besoins des communautés locales à travers des actions concrètes visant à améliorer leurs conditions de vie et à renforcer leurs possibilités de croissance. Nous continuerons à relever les défis mondiaux de l’Agenda 2030, en nous alignant aux efforts des autres acteurs internationaux dans les domaines de la mobilité humaine, de la sécurité alimentaire, de la protection, de la santé et de l’éducation en tant que biens essentiels, de la transition écologique et du renforcement de la démocratie et de la paix.

L’époque dans laquelle nous vivons et les nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés exigent une efficacité accrue dans notre travail, mais aussi un dialogue, une inclusion et une collaboration dans le modus operandi. La pandémie COVID-19 nous a pris au dépourvu, presque perdu.e.s au milieu des chiffres qui, jour après jour, décrivaient un paysage de plus en plus dramatique. Pourtant, nous avons réagi, réajusté nos plans d’action et réorganisé nos priorités. Nous avons réalisé à quel point les pays sont étroitement interconnectés, comment les frontières sociales se sont étendues au-delà des frontières géographiques et comment les gens sont responsables, ici et maintenant, de l’avenir des générations futures.

Il sera de mon devoir de renforcer le dialogue avec la société civile, avec le monde du profit et le monde universitaire, avec les partenaires institutionnels et internationaux, conscient qu’un dialogue structuré signifie s’impliquer, analyser sous des angles différents et saisir plus rapidement les signes de crise pour agir efficacement et rapidement.

J’espère que vous continuerez à nous suivre et à nous soutenir dans votre intérêt.

Andrea Senatori

Nacyb et son association des femmes : pour se faire place dans la société tunisienne

Pour la rubrique : « Voix de Nous Autres AICS »

©Association Rayhana pour les femmes de Jendouba

par Martina Palazzo

 

Nacyb Allouchi est une femme tunisienne qui ose parler, agir et changer au nom des droits des femmes. Elle est une activiste dans ses messages adressés à la communauté et dans ses actions au sein de l’association dont elle est présidente. Nous sommes à Jendouba, ville située à 50 km de la frontière algéroise-tunisienne, dans une zone agricole qui s’industrialise progressivement.

L’Association Rayhana pour les femmes de Jendouba nait de la volonté d’un groupe de jeunes femmes rêvant d’un espace protégé, un lieu de rencontre loin des yeux masculins où se détendre devant un café, organiser des activités sportives et des ateliers d’apprentissage, débattre des problèmes et trouver des solutions. Depuis 2013, l’association suit un parcours de planification pour développer et consolider ses actions selon la certitude que les femmes peuvent jouer un rôle de changement pour elles-mêmes et pour la société. « Ils existent des compétences et des savoirs que, si mis en synergie, peuvent développer une nouvelle conscience locale commune dans laquelle les femmes sont protagonistes et agentes transformatrices de leur rôle dans la société », déclare Nacyb.

Elle parle des femmes en tant qu’actrices de leur propre destin, plutôt que pions dans les mains d’un système patriarcal, de décideuses d’un chemin de vie, plutôt que réalisatrices d’obligations et de rôles déjà établis. Paroles qui se traduisent en réalité ! L’association est devenue le siège d’un éventail bien diversifié d’activités économiques menées par des femmes, de l’hébergement au service traiteur promouvant les rencontres et les produits locaux, d’une salle équipée de sport à une pépinière de plantes médicinales pour le bien être du corps. Mais Nacyb et son groupe de travail a également réussi à établir et renforcer les relations d’un réseau de femmes ressortissant du milieu urbain et rural qui vise à valoriser et soutenir les chaines d’approvisionnement locales dans les filières agroalimentaire et artisanale, ainsi que l’écotourisme. « Cette expérience nous confirme que les transformations opérées par les femmes changent positivement non seulement leur conditions socio-économiques, mais aussi l’économie du territoire dans une optique de développement solidaire et responsable», continue Nacyb. Et alors en cascade, ces femmes proposent des journées de dégustation de produits à km 0, des marchés solidaires, des jardins potagers urbains et dans les écoles. Elles ne s’arrêtent pas face aux besoins green de la planète, au contraire elles adhèrent à la cause.

L’Association Rayhana a toujours été consciente de la valeur que son institution assume aussi au niveau politique dans une région où s’enregistre une faiblesse dans les politiques de soutien aux initiatives des femmes en termes d’associationnisme et d’entreprise sociale.

Rayhana, forte de ses principes, s’ouvre au-delà des murs de son centre et va à la rencontre de la communauté à travers les ondes radiophoniques. Jeunes militantes et apprenties des médias, aspirantes journalistes et bénévoles reconstruisent l’histoire de leur territoire, décrivent les richesses communautaires et abordent les thématiques de l’actualité à travers les voix des femmes. Tout pour faire de l’autonomisation des femmes non un simple slogan, mais un dogme.

Nacyb, née il y a 39 ans sur les pentes du Mont Djebel Bir, a vécu assez pour voir comment son pays a cherché d’améliorer la condition féminine à travers des lois qui punissent les violences faites à l’égard des femmes ou qui évoquent la représentativité égale entre homme et femmes.

«Malgré cela le chemin du changement est encore long dans la pratique. Au quotidien c’est encore le combat pour l’égalité des sexes. J’ai choisi ce métier [coordinatrice de projets de coopération] après la révolution en 2011, parce que je crois que chacune de nous peut être une actrice de changement dans son territoire et laisser en héritage un monde plus juste aux futures générations», dit enfin Nacyb.

Nacyb est une femme qui a décidé de passer à l’action. Mobilisons-nous pour défendre l’égalité et créer le changement !

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L’Association Rayhana pour les femmes de Jendouba est l’un des partenaires locaux de l’AICS en Tunisie. Elle a collaboré aux cotés de l’ong italienne COSPE et de la Région Toscane dans le cadre du projet « Futur Proche : Développement local et services décentralisés pour la durabilité et la citoyenneté active en Tunisie » qui vient de terminer. L’Association est actuellement impliquée dans la réalisation d’un autre projet d’inclusion socio-économique et de développement durable, «RESTART : requalification écologique et sociale des territoires à travers la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes en Tunisie », dont le chef de file est l’ong COSPE. Les deux projets sont financés par l’AICS pour un montant total d’environ 2,8 million d’euros.

[Communiqué de presse]

Médenine accueille le Forum de la Promotion de l’Entrepreneuriat et de l’Investissement de la Diaspora Tunisienne

Tunis, le 19 mars

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) organise le premier Forum de la Promotion de l’Entrepreneuriat et l’Investissement de la Diaspora Tunisienne dans le cadre du projet Mobi-TRE (« La migration en tant que ressource : mobilisation de la diaspora tunisienne et stabilisation des communautés défavorisées en Tunisie ») en partenariat avec le Gouvernorat de Médenine et en étroite collaboration avec les institutions publiques de la région tel que l’Office de Développement du Sud (ODS), l’Agence Nationale pour l’Emploi et le Travail Indépendant (ANETI), l’Office des Tunisiens à l’Etranger (OTE), et l’ Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA).

Les Tunisiens Résidents à l’Étranger contribuent significativement à l’économie de la Tunisie. Actuellement, cette contribution des Tunisiens Résidents à l’étranger sous forme de transfert de fonds représente 5,3% du PIB du pays. Ces chiffres peuvent avoir un effet multiplicateur en termes de création d’emploi et de richesse, s’ils sont orientés vers le financement de projets innovateurs dans les régions et communautés marginalisées.

Le projet Mobi-TRE « Hajti bik » est un programme financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), exécuté par l’OIM en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes au niveau national et régional, la société civile et le secteur privé en Italie et en Tunisie. Ce programme vise d’une part à promouvoir les investissements de la diaspora tunisienne, plus particulièrement celle établie en Italie avec des entrepreneurs tunisiens, afin de favoriser le développement régional de la Tunisie dans une perspective de coopération transnationale, et d’autre part à développer les opportunités d’emploi pour les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Est de la Tunisie.

C’est dans ce cadre que se tiendra le Forum au gouvernorat de Médenine du 18 au 26 mars 2021. Le forum comprendra des sessions de formations adressées aux jeunes entrepreneurs, diplômés et étudiants de la région dans plusieurs spécialités telles que le Business Model Canvas (BMC), Gestion financière et administrative, Marketing digital, Technique de communication et négociation, etc.
La journée de clôture, le vendredi 26 mars 2021, sera marquée notamment par l’organisation d’une foire d’exposition des projets entrepreneuriaux de la région de Médenine par les bénéficiaires du programme Mobi-TRE en parallèle à des ateliers dédiés aux enjeux et défis de l’investissement pour les tunisiens résidents à l’étranger et de l’entrepreneuriat des jeunes.

Pour plus d’information, veuillez contacter M. Boubaker BOURICHA : bbouricha@iom.int ou au +216 29 686 462

AICS Tunis avec les enfants pour promouvoir l’hygiène dans les écoles

Tunis - À l'occasion de la 10e Journée mondiale du lavage des mains, le ministère de l'Éducation et le ministère de la Santé ont lancé, en partenariat avec l'UNICEF et avec le soutien financier de l'Agence italienne de coopération pour le développement (AICS), un programme pour promouvoir le lavage des mains entre les enfants et les adolescents dans les écoles primaires.

Ce programme fait partie de la stratégie nationale de promotion du lavage des mains dans le cadre du Plan d'action quinquennal 2016-2020, élaboré par le ministère de la Santé en collaboration avec des ministères, des départements et des organisations concernés, avec le but de contribuer à la protection de la santé de la population.

Le programme participatif de lavage des mains par le biais d'activités de loisirs (jeux, sports, arts plastiques, etc.) pour les enfants a pour objectif de promouvoir un changement de comportement et de favoriser une vie saine pour les enfants, leurs familles et leurs communautés d'appartenance.

L’événement centrale de ce programme a été la cérémonie de lavage des mains, organisée le 15 novembre à l’école Ezzahra Jdaida, dans la région de Manouba, à laquelle ont participé le ministre tunisien de l’éducation, l’Ambassadeur de l’Italie à Tunis. le représentant de l'Agence italienne pour la coopération au développement à Tunis et le représentant de l'UNICEF Tunisie.

Le ministre de l'Education, Hatem Ben Salem, a souligné devant son gouvernement que "son ministère donne une grande importance à l'amélioration de l'environnement scolaire afin de promouvoir l'apprentissage tout en garantissant la santé et le bien-être des enfants." ». Le ministre a également rappelé que "plus de 1 000 écoles dans les zones rurales n'ont toujours pas accès à l'eau potable, à l'assainissement et à une hygiène de qualité. Le lancement d’aujourd’hui se poursuivra dans de nombreuses écoles tout au long de l’année scolaire ", at-il conclu.

Le lavage des mains est en fait une pratique hygiénique susceptible d'empêcher la transmission de maladies, mais il n'est pas encore répandu dans la vie quotidienne des enfants tunisiens. C'est précisément pour cette raison que les agents de santé travaillant dans les écoles et ailleurs redoublent d'efforts pour inculquer cette pratique, en particulier aux enfants.

Pour sa part, l'Ambassadeur d'Italie à Tunis, Lorenzo Fanara, qui a participé au lavement des mains avec les écoliers, a souligné que le soutien de la coopération italienne s'inscrivait dans une stratégie plus vaste poursuivie par l'Italie en Tunisie. qui vise à soutenir les efforts du ministère de l'Éducation local pour améliorer la qualité des services scolaires en Tunisie. En ce sens, cette initiative sera complétée par des interventions similaires dans de nombreuses écoles afin d’assurer un environnement scolaire agréable aux enfants et respectueux des normes d’hygiène et de santé.

Cette initiative fait en fait partie d'un programme plus vaste, lancé en octobre 2016 et mis en œuvre, qui a reçu 2,36 millions d'euros de la coopération italienne.

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Jusqu’au 30 septembre candidatures disponibles pour les bourses destinées aux jeunes Tunisiens

Dans le cadre du projet organisé par la FAO “Renforcement des capacités : cours international de formation avancée sur les SIPAM (Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial) pour l’évaluation de la résilience dans trois cadres socio-environnementales et bio-culturelle différents : Afrique, Asie et Amérique latine”, financée par la Coopération italienne, l’Université de Florence offre 15 bourses pour participer à l’initiative.

Ce cours se déroulera à partir de janvier jusqu’à juin 2019 auprès de l’Université de Florence et s’adressera principalement aux jeunes fonctionnaires diplômés ou aux techniciens d’entreprises privées provenant des pays prioritaires de la coopération italienne, y compris la Tunisie. Les candidats ne doivent pas avoir dépassé 35 ans et doivent avoir obtenu une maîtrise en agriculture ou dans des disciplines connexes, ainsi que possédant une vaste expérience dans la conservation du paysage et du développement rural, avec une préférence pour le secteur public. Les femmes sont encouragées à participer.

La procédure de demande se trouve à l’adresse https://www.agriculturalheritage.com/master-costs-and-application/ et doit être achevée avant le 30 Septembre 2018. En plus des jeunes tunisiens, les bourses sont ouvertes aux pays suivants : Albanie, Bolivie, Bosnie, Cuba, El Salvador, Éthiopie, Jordanie, Kenya, Liban, Mozambique, Birmanie et Senegal.

Ces cours sont le résultat de l’initiative de la FAO, née en 2002, concernant le thème du Systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM), qui vise à identifier et à préserver les systèmes agricoles d’importance mondiale, avec leurs paysages, l’agro-biodiversité, les savoirs traditionnels et la culture associée. Avec le terme “importance mondiale”, la FAO entend faire référence à toutes les pratiques agricoles (terme qui inclut également les produits animaux, forestiers, marins et d’eau douce) caractérisées par une origine historique et une pertinence actuelle et qui peuvent représenter un patrimoine pour l’humanité.

Les cours de formation sur le SIPAM ont reçu environ 1,8 million d’euros de financement par la coopération italienne, ce qui confirme l’engagement italien à soutenir les pays prioritaires et, parmi eux, la Tunisie occupe une position de première importance. L’initiative fait en effet partie de la stratégie déjà éprouvée par la coopération italienne en Tunisie qui vise à échanger et partager des connaissances entre les deux rives de la Méditerranée.

Lancement du projet Futur proche

La conférence « Villes Ouvertes : Réfléchir et agir pour une meilleure gouvernance locale et participation citoyenne en Tunisie » se déroulera le jeudi 11 octobre 2018 à partir de 9h à l’Hôtel de Ville de Tunis et constituera le lancement officiel du projet « Futur Proche –Développement local et services décentralisés pour la durabilité et la citoyenneté active en Tunisie ».

La conférence de lancement du projet rassemblera des spécialistes renommés, tunisiens et internationaux, qui débattront autour des enjeux et des défis majeurs concernant le processus de décentralisation en Tunisie, qui est le thème principal du projet.

L’initiative Futur Proche, financé par la Coopération Italienne et la Région Toscane, sera mise en œuvre par l’ONG italienne COSPE, mais implique, au meme temps, un vaste consortium d’entités locales, institutions et associations italiennes et tunisiennes.

L’initiative, de la durée prévue de deux ans, vise à promouvoir :

  • La décentralisation, la gouvernance locale et le renforcement des institutions locales ;
  • L’économie sociale et solidaire par le développement d’entreprises locales durables et le soutien à l’accès au marché locale ;
  • La santé à travers l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des services de santé de base et le renforcement du ménagement sanitaire.

En particulier l’initiative vise à donner un appui et une formation pour les fonctionnaires des municipalités, les délégués des institutions tunisiennes, le personnel des établissements de santé locaux et du Ministère de la Santé et les associations locaux sélectionné dans 5 Gouvernorats de la Tunisie : Grand Tunis, Kasserine, Sidi Bouzid, Tataouine et Jendouba.

Le financement total pour l’initiative “Futur Proche” s’élève à environ 1,4 million d’euros, dont 998 480,00 euros de contribution par la Coopération italienne.

« Il s’agit d’un projet qui valorise l’expérience italienne en matière de décentralisation et fait partie d’une plus large stratégie poursuivie par la Coopération italienne en Tunisie. Notre objectif est celui de soutenir la décentralisation politique, conformément aux objectifs énoncés dans la nouvelle Constitution tunisienne de 2014 et notre engagement, dans ce secteur, a été récemment confirmé avec l’approbation du financement de l’initiative PRODEC (25 millions d’euros à don) qui prévoit la mise en œuvre d’interventions en matière d’infrastructures dans 31 municipalités parmi les 86 récemment créées », a déclaré le Représentant de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) en Tunisie, Flavio Lovisolo.

Mission en Italie du Pole de compétitivité de Sousse

Promouvoir le développement technologique des entreprises tunisiennes à travers un échange d’idées et d’initiatives fructueux entre les entrepreneurs italiens et tunisiens. C’est l’un des objectifs du projet “Appui aux pôles tunisiens”, financé par l’Agence italienne de Coopération pour le développement avec un montant de 850 000 euros, qui seront gerée par le Ministère tunisien de l’Industrie.
Quatre centres de compétitivité (situés à Monastir, Gabes, Biserta et Sousse) qui, en partenariat avec la société italienne Environment Park Spa, collaborent étroitement depuis 2016 pour améliorer les services aux entreprises et établir des relations avec le marché italien.

Notre récente mission à Milan, lors du salon BI-MU consacré à l’innovation technologique, nous a permis d’entrer en contact avec des entreprises italiennes, telles que le groupe MESAP et le pôle de mécatronique à Rovereto. Nous avons également réussi à signer des accords de partenariat qui seront précieux pour l’avenir de notre entreprise“, a déclaré un représentant tunisien du pôle de Sousse à son retour de la mission italienne les 9 et 10 octobre.

Les représentants du Pole de Sousse avec des entrepreneurs italiens

Le salon BI-MU de Milan a également été l’occasion de entrer en contact avec les principaux projets d’innovation technologique développés par des entreprises italiennes. Ces connaissances pouvant devenir des opportunités intéressantes à appliquer dans le cadre du programme HORIZON 2020 de l’Union européenne, auquel la Tunisie participe en tant que pays associé.
Cette mission fait partie des diverses activités menées dans le cadre du projet, qui a le but d’élargir et de consolider le réseau de connaissances et de collaboration en Italie des Pôles tunisiens et de mettre en évidence des opportunités de collaboration entre les entreprises des deux pays. Cela signifie créer une plate-forme d’échanges entre entreprises et institutions dédiées au développement du secteur privé et contribuant à un processus de croissance impliquant les deux rives de la Méditerranée.

Investir dans l’innovation collaborative

« Investir dans l’innovation collaborative » est le slogan lancé par le Forum organisé aujourd’hui à Tunis, à la présence du Chef du Gouvernement, S.E. Youssef Chahed, par le Ministère de l’Industrie et des PME, en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique et l’Association tunisienne des Tecnopark. Le Forum s’inscrit dans le cadre du projet "Appui aux Pôles Tunisiens", financé par la Coopération Italienne dans le cadre d’un programme plus vaste de soutien au secteur privé grâce à un don italien de 3 millions d’euros.

Cette initiative vise à renforcer et consolider des compétences en matière de développement économique et de marketing territorial de quatre pôles tunisiens de compétitivité (Monastir, Gabès, Bizerte et Sousse) qui opèrent dans des secteurs de l’agroalimentaire, de la mécatronique, de la chimie et du textile.

Le but de ce partenariat étroit est de favoriser la création de nouveaux services aux entreprises locales pour attirer les investissements et de promouvoir le « site Tunisie », en recourant à des stratégies innovantes de marketing territorial, de nouveaux plans de gestion durable et en tissant de nouveaux réseaux de collaboration entre les deux rives de la Méditerranée.

« Ce partenariat tuniso-italien encourage le développement technologique du secteur privé à travers l’échange d’expériences entre nos deux Pays. Il s’agit d’une initiative qui confirme le soutien prioritaire de l’Italie pour la stabilité et la prospérité de la Tunisie », a déclaré S.E. l’Ambassadeur d’Italie, M. Lorenzo Fanara, en marge du Forum.

Pour sa part Davide Canavesio, Directeur Général de Environment Park (la société italienne de Tourin en charge des activités du projet), a déclaré que : « Nous sommes honorés d’être le chef de file de ce programme. Le parc technologique est un point de rassemblement et d’impact sur le territoire non pas virtuel, mais réel et tangible. Notre expérience nous a démontré que l’Environment Park est un modèle gagnant et qui, nous l’espérons, pourra ouvrir la voie à de nouvelles opportunités commerciales entre les entreprises des deux pays ».

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L'Ambassadeur d'Italie, M. Lorenzo Fanara, lors de son discours au Forum