Perspectives de développement économique durable et l’appui de la Coopération italienne en Tunisie

Dans le cadre de la quatrième édition du Festival du développement durable, organisé par l’Alliance italienne pour le développement durable (ASviS) en partenariat avec le Ministère italien des Affaires Etrangères, l’Ambassade d’Italie et l’Agence italienne pour la Coopération au Développement (AICS) à travers son siège de Tunis organise un événement dédié au thème du développement économique durable et à la contribution que la Coopération italienne au développement pourra apporter à la Tunisie dans les années à venir.

Téléchargez le programme

L’événement aura lieu le mardi 6 octobre, de 10h00 (11h00 heure italienne) à 11h30, et sera diffusé en direct sur la page Facebook de l’AICS de Tunis. La réunion sera l’occasion pour les représentants des institutions tunisiennes, de l’Union européenne, de la Banque Mondiale, du PNUD et des représentants de la société civile, de discuter des leçons apprises et des perspectives de développement durable dans le pays.

La Révolution de la dignité a apporté démocratie et liberté en Tunisie sans pour autant pouvoir répondre de manière adéquate aux attentes de croissance économique et de développement de la population, désormais exacerbées par la grave crise économique que traverse le pays. Les nombreux défis existants, aggravés par l’urgence du COVID 19, rendent de plus en plus urgente la nécessité de renouveler le soutien de la communauté internationale, pour définir de nouvelles stratégies et encourager une croissance inclusive et durable.

Comment participer: L’événement est public et accessible en ligne via la page Facebook de l’AICS à Tunis de 10h00 à 11h30 (soit de 11h00 à 12h30 heure italienne):

https://www.facebook.com/AICS-Tunisi-Agenzia-Italiana-per-la-Cooperazione-allo-Sviluppo-di-Tunisi-370914730429891

L’OIM organise un Marché de Noël pour aider les entrepreneurs et artisans tunisiens

[COMMUNIQUE DE PRESSE]

Tunis, 15 décembre 

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) travaille en étroite collaboration avec les autorités locale tunisiennes, pour la promotion et le développement des régions marginalisées. Etant donné le contexte actuel de la pandémie Covid-19 qui a eu un impact majeur sur les micro-entreprises, notamment dans le contexte du projet Mobi-TRE, elle a eu d’importantes répercussions sur les micro-projets et les entrepreneurs, exacerbant les inégalités économiques, fracturant l’emploi, et augmentant la fragilité des entreprises. Aujourd’hui plus que jamais, la mobilisation et l’engagement de la diaspora tunisienne est sollicité dans l’appui au développement régional et national.

En temps de crise, il est important de témoigner son soutien pour la communauté, ce support en effet compte plus que tout pour ces ambitieux entrepreneurs tunisiens. Dans ce contexte, l’IOM Tunisie (MOBI-TRE) organise un Marché de Noël où différents entrepreneurs et artisans viendront exposer leurs produits artisanaux d’exception : huiles essentielles et produits bio de Oued Meliz, des  huiles végétales de thym, romarins ou lavande de culture sauvage de la région de Jendouba, des tissage de Tajerouine, des huiles essentielles figue de barbarie de Médenine, des produits dérivés de caroube, des habits traditionnels berbère et amazigh de Tataouine ou encore de la gastronomie locale de la région de Médenine. Ce marché de Noël est une opportunité exceptionnelle pour découvrir des produits de qualité et ainsi exprimer une solidarité avec les entrepreneurs tunisiens des régions marginalisées à savoir le Kef, Jendouba, Médenine et Tataouine.

Jamila Labiadh de l’entreprise qui porte son nom Jamila Labiadh, fabrique des huiles essentielles avec la technique de transformation de plantes aromatiques et médicinale de culture sauvage et bio dans la région de Médenine. L’année 2020 a fragilisé son entreprise, “comme tous les artisans, la pandémie de la Covid-19 a impacté mon entreprise de manière pénible. J’espère pouvoir finir l’année sur une note positive avec ce Marché de Noël”. Le chef de mission de l’OIM a exprimé « l’OIM s’engage à promouvoir les investissements de la diaspora dans les régions marginalisées de la Tunisie, grâce à l’aide de l’Agence Italienne pour la Coopération et le Développement (AICS), nous espérons que ce marché de noël fera une réelle différence pour ces talentueux entrepreneurs ».

Le Marché de Noël de l’OIM pour la promotion et la mise en valeur des produits artisanaux des exposants du programme Mobi-TRE se tiendra à l’Espace Art Sadika Gammarth, ce marché des exposants est ouvert au public à la fin de la semaine prochaine, notamment :

Samedi 19 décembre, de 10h à 18h
Dimanche 20 décembre, de 10h à 18h

Pour plus d’informations sur l’événement, prière de visiter notre page Facebook sur ce lien : https://www.facebook.com/events/144127267174640/

Le projet Mobi-TRE « Hajti bik » est un programme financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), exécuté par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), organisme des Nations Unies chargé des migrations, et en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes au niveau national et régional, la société civile et le secteur privé en Italie et en Tunisie, ce programme vise à :

  • promouvoir les investissements de la diaspora tunisienne, plus particulièrement celle établie en Italie avec des entrepreneurs tunisiens, afin de favoriser le développement régional de la Tunisie dans une perspective de coopération transnationale ;
  • développer les opportunités d’emploi pour les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Est de la Tunisie, afin de faire reculer la pauvreté tout en diminuant les risques liés à la migration irrégulière.

Pour plus d’informations, nous vous prions de contacter :

Mr. Boubaker BOURICHA sur le :

Numéro : 29 686 462
Adresse mail : bbouricha@iom.int

Mr. Riadh KADHI sur le :

Numéro : 28 787 805
Adresse mail : rkadhi@iom.int

Andrea Senatori est le nouveau directeur du bureau régional AICS Tunis

Chers et chères ami.e.s,

Je prends aujourd’hui mes fonctions de chef du bureau régional de l’Agence italienne de coopération au développement (AICS) à Tunis. Un poste qui m’honore et qui me ramène sur le terrain après une pause de quatre ans passés comme coordinateur du bureau “Urgences et États fragiles” auprès du siège à Rome.

A me passer le flambeau est mon ami et collègue Flavio Lovisolo, un des visages historiques de la Coopération italienne, avec qui j’ai eu le privilège de travailler côte à côte et à qui je renouvelle ma sincère admiration.

Je suis également heureux d’annoncer que, avec moi, Annamaria Meligrana, avec qui j’ai partagé l’expérience du bureau de l’AICS à Rome en matière d’aide humanitaire et de fragilité, prendra ses fonctions en tant que cheffe adjointe du bureau. Annamaria, arabisante d’origine, est une professionnelle estimée dans le domaine de de la coopération internationale, avec près de 20 ans d’expérience dans la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, qui a mûri dans la conviction qu’il ne peut y avoir de développement durable sans paix.

À partir d’aujourd’hui et au cours des prochaines années de mon mandat, je vise à donner une continuité au travail accompli jusqu’à présent dans ce bureau, en suivant les principes de solidarité et d’action humanitaire qui sont la base d’un monde plus équitable, où chacun.e peut avoir la possibilité de développer son potentiel, d’accéder aux ressources communes et aux services de base, de voir ses droits respectés. Je sais que je peux compter sur une equipe passionnée, dont les compétences et les connaissances contextuelles résultent d’une présence consolidée sur le terrain. Ensemble, nous continuerons à répondre aux besoins des communautés locales à travers des actions concrètes visant à améliorer leurs conditions de vie et à renforcer leurs possibilités de croissance. Nous continuerons à relever les défis mondiaux de l’Agenda 2030, en nous alignant aux efforts des autres acteurs internationaux dans les domaines de la mobilité humaine, de la sécurité alimentaire, de la protection, de la santé et de l’éducation en tant que biens essentiels, de la transition écologique et du renforcement de la démocratie et de la paix.

L’époque dans laquelle nous vivons et les nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés exigent une efficacité accrue dans notre travail, mais aussi un dialogue, une inclusion et une collaboration dans le modus operandi. La pandémie COVID-19 nous a pris au dépourvu, presque perdu.e.s au milieu des chiffres qui, jour après jour, décrivaient un paysage de plus en plus dramatique. Pourtant, nous avons réagi, réajusté nos plans d’action et réorganisé nos priorités. Nous avons réalisé à quel point les pays sont étroitement interconnectés, comment les frontières sociales se sont étendues au-delà des frontières géographiques et comment les gens sont responsables, ici et maintenant, de l’avenir des générations futures.

Il sera de mon devoir de renforcer le dialogue avec la société civile, avec le monde du profit et le monde universitaire, avec les partenaires institutionnels et internationaux, conscient qu’un dialogue structuré signifie s’impliquer, analyser sous des angles différents et saisir plus rapidement les signes de crise pour agir efficacement et rapidement.

J’espère que vous continuerez à nous suivre et à nous soutenir dans votre intérêt.

Andrea Senatori

Nacyb et son association des femmes : pour se faire place dans la société tunisienne

Pour la rubrique : « Voix de Nous Autres AICS »

©Association Rayhana pour les femmes de Jendouba

par Martina Palazzo

 

Nacyb Allouchi est une femme tunisienne qui ose parler, agir et changer au nom des droits des femmes. Elle est une activiste dans ses messages adressés à la communauté et dans ses actions au sein de l’association dont elle est présidente. Nous sommes à Jendouba, ville située à 50 km de la frontière algéroise-tunisienne, dans une zone agricole qui s’industrialise progressivement.

L’Association Rayhana pour les femmes de Jendouba nait de la volonté d’un groupe de jeunes femmes rêvant d’un espace protégé, un lieu de rencontre loin des yeux masculins où se détendre devant un café, organiser des activités sportives et des ateliers d’apprentissage, débattre des problèmes et trouver des solutions. Depuis 2013, l’association suit un parcours de planification pour développer et consolider ses actions selon la certitude que les femmes peuvent jouer un rôle de changement pour elles-mêmes et pour la société. « Ils existent des compétences et des savoirs que, si mis en synergie, peuvent développer une nouvelle conscience locale commune dans laquelle les femmes sont protagonistes et agentes transformatrices de leur rôle dans la société », déclare Nacyb.

Elle parle des femmes en tant qu’actrices de leur propre destin, plutôt que pions dans les mains d’un système patriarcal, de décideuses d’un chemin de vie, plutôt que réalisatrices d’obligations et de rôles déjà établis. Paroles qui se traduisent en réalité ! L’association est devenue le siège d’un éventail bien diversifié d’activités économiques menées par des femmes, de l’hébergement au service traiteur promouvant les rencontres et les produits locaux, d’une salle équipée de sport à une pépinière de plantes médicinales pour le bien être du corps. Mais Nacyb et son groupe de travail a également réussi à établir et renforcer les relations d’un réseau de femmes ressortissant du milieu urbain et rural qui vise à valoriser et soutenir les chaines d’approvisionnement locales dans les filières agroalimentaire et artisanale, ainsi que l’écotourisme. « Cette expérience nous confirme que les transformations opérées par les femmes changent positivement non seulement leur conditions socio-économiques, mais aussi l’économie du territoire dans une optique de développement solidaire et responsable», continue Nacyb. Et alors en cascade, ces femmes proposent des journées de dégustation de produits à km 0, des marchés solidaires, des jardins potagers urbains et dans les écoles. Elles ne s’arrêtent pas face aux besoins green de la planète, au contraire elles adhèrent à la cause.

L’Association Rayhana a toujours été consciente de la valeur que son institution assume aussi au niveau politique dans une région où s’enregistre une faiblesse dans les politiques de soutien aux initiatives des femmes en termes d’associationnisme et d’entreprise sociale.

Rayhana, forte de ses principes, s’ouvre au-delà des murs de son centre et va à la rencontre de la communauté à travers les ondes radiophoniques. Jeunes militantes et apprenties des médias, aspirantes journalistes et bénévoles reconstruisent l’histoire de leur territoire, décrivent les richesses communautaires et abordent les thématiques de l’actualité à travers les voix des femmes. Tout pour faire de l’autonomisation des femmes non un simple slogan, mais un dogme.

Nacyb, née il y a 39 ans sur les pentes du Mont Djebel Bir, a vécu assez pour voir comment son pays a cherché d’améliorer la condition féminine à travers des lois qui punissent les violences faites à l’égard des femmes ou qui évoquent la représentativité égale entre homme et femmes.

«Malgré cela le chemin du changement est encore long dans la pratique. Au quotidien c’est encore le combat pour l’égalité des sexes. J’ai choisi ce métier [coordinatrice de projets de coopération] après la révolution en 2011, parce que je crois que chacune de nous peut être une actrice de changement dans son territoire et laisser en héritage un monde plus juste aux futures générations», dit enfin Nacyb.

Nacyb est une femme qui a décidé de passer à l’action. Mobilisons-nous pour défendre l’égalité et créer le changement !

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L’Association Rayhana pour les femmes de Jendouba est l’un des partenaires locaux de l’AICS en Tunisie. Elle a collaboré aux cotés de l’ong italienne COSPE et de la Région Toscane dans le cadre du projet « Futur Proche : Développement local et services décentralisés pour la durabilité et la citoyenneté active en Tunisie » qui vient de terminer. L’Association est actuellement impliquée dans la réalisation d’un autre projet d’inclusion socio-économique et de développement durable, «RESTART : requalification écologique et sociale des territoires à travers la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes en Tunisie », dont le chef de file est l’ong COSPE. Les deux projets sont financés par l’AICS pour un montant total d’environ 2,8 million d’euros.

[Communiqué de presse]

Médenine accueille le Forum de la Promotion de l’Entrepreneuriat et de l’Investissement de la Diaspora Tunisienne

Tunis, le 19 mars

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) organise le premier Forum de la Promotion de l’Entrepreneuriat et l’Investissement de la Diaspora Tunisienne dans le cadre du projet Mobi-TRE (« La migration en tant que ressource : mobilisation de la diaspora tunisienne et stabilisation des communautés défavorisées en Tunisie ») en partenariat avec le Gouvernorat de Médenine et en étroite collaboration avec les institutions publiques de la région tel que l’Office de Développement du Sud (ODS), l’Agence Nationale pour l’Emploi et le Travail Indépendant (ANETI), l’Office des Tunisiens à l’Etranger (OTE), et l’ Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA).

Les Tunisiens Résidents à l’Étranger contribuent significativement à l’économie de la Tunisie. Actuellement, cette contribution des Tunisiens Résidents à l’étranger sous forme de transfert de fonds représente 5,3% du PIB du pays. Ces chiffres peuvent avoir un effet multiplicateur en termes de création d’emploi et de richesse, s’ils sont orientés vers le financement de projets innovateurs dans les régions et communautés marginalisées.

Le projet Mobi-TRE « Hajti bik » est un programme financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), exécuté par l’OIM en étroite collaboration avec les autorités tunisiennes au niveau national et régional, la société civile et le secteur privé en Italie et en Tunisie. Ce programme vise d’une part à promouvoir les investissements de la diaspora tunisienne, plus particulièrement celle établie en Italie avec des entrepreneurs tunisiens, afin de favoriser le développement régional de la Tunisie dans une perspective de coopération transnationale, et d’autre part à développer les opportunités d’emploi pour les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Est de la Tunisie.

C’est dans ce cadre que se tiendra le Forum au gouvernorat de Médenine du 18 au 26 mars 2021. Le forum comprendra des sessions de formations adressées aux jeunes entrepreneurs, diplômés et étudiants de la région dans plusieurs spécialités telles que le Business Model Canvas (BMC), Gestion financière et administrative, Marketing digital, Technique de communication et négociation, etc.
La journée de clôture, le vendredi 26 mars 2021, sera marquée notamment par l’organisation d’une foire d’exposition des projets entrepreneuriaux de la région de Médenine par les bénéficiaires du programme Mobi-TRE en parallèle à des ateliers dédiés aux enjeux et défis de l’investissement pour les tunisiens résidents à l’étranger et de l’entrepreneuriat des jeunes.

Pour plus d’information, veuillez contacter M. Boubaker BOURICHA : bbouricha@iom.int ou au +216 29 686 462

[Communiqué de presse]

 

L’éducation préscolaire de qualité : un engagement conjoint entre le
Gouvernement tunisien, la Coopération italienne et l’UNICEF

 

Tunis – 28 mai 2021

La Ministre de la Femme de la Famille et des Seniors, Madame Imen Houimel, a assisté ce matin à une cérémonie de remise d’équipements et autre matériel pédagogiques acquis sur la base des référentiels de qualité approuvés en 2020. Monsieur Samir Abdeljaoued, Gouverneur de l’Ariana, S.E. Monsieur Lorenzo Fanara, Ambassadeur d’Italie en Tunisie, Monsieur Mohamed Khouini, Président de l’Union Tunisienne de Solidarité Sociale (UTSS) et Madame Marilena Viviani, Représentante de l’UNICEF en Tunisie étaient présents à cet évènement qui s’est déroulé au jardin d’enfants «Ward Ariana» à la cité Ennassim – Borj Louzir- Ariana.

Cet équipement, acheté grâce au support financier de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), se compose de meubles de classes, matériel et supports pédagogiques et équipements pour des espaces extérieurs qui équiperont 120 salles de classe de 40 établissements préscolaires répartis dans des zones défavorisées de 23 gouvernorats. D’une durée de vie estimée à 10 ans, ce matériel bénéficiera chaque année à 3.000 enfants. Une formation sur l’exploitation de ce matériel et supports pédagogiques sera organisée les 17, 18 et 19 juin 2021 pour 24 coordinateurs pédagogiques de l’UTSS.

Une éducation préscolaire de qualité est la clef de voûte pour un développement harmonieux de l’enfant, sa réussite scolaire et pour la réduction des inégalités. Des études récentes ont révélé que seulement 51% des enfants de 3 à 5 ans fréquentent un établissement préscolaire avec une répartition inégale entre les régions, les milieux et le statut socio-économique des familles. En milieu urbain 60% des enfants fréquentent le préscolaire, contre 17% en milieu rural. Seuls 17% des enfants des milieux les plus pauvres ont accès à ce service, contre 71% issus des ménages les plus riches.

Dans le contexte sanitaire, social et économique actuel difficile, ces structures permettent aux jeunes enfants des zones les plus défavorisées de bénéficier des services et soins de qualité pour leur développement, ce qui aura un impact positif sur leur parcours de vie et favorisera leur intégration sociale et plus tard, professionnelle. Du matériel de sensibilisation à l’hygiène ainsi que des kits d’hygiène ont été distribués pour les enfants et le personnel éducatif, dans ces structures et autres institutions accueillant des enfants, dès le début de la crise sanitaire afin de permettre aux jeunes enfants de s’épanouir dans un environnement protecteur.

Madame Imen Houimel a déclaré que « le don de matériel qui nous réunit ce matin s’inscrit dans le cadre de l’expansion et l’amélioration de la qualité des services en éducation préscolaire équitable et inclusive ainsi que le développement et la pérennisation des systèmes de qualité à travers la mise en échelle des standards pédagogiques comme notifiée dans la stratégie nationale multisectorielle de développement de la petite enfance qui préconise une approche holistique pour aider davantage d’enfants à atteindre leur plein potentiel de développement. Cette stratégie constitue pour la Tunisie un levier clé pour appuyer une approche systémique de la prise en charge de l’enfance : au sein de la famille, de la communauté, du préscolaire et à un niveau décentralisé. » Elle a conclu en remerciant le gouvernement italien et l’UNICEF pour le partenariat fructueux qui a permis l’appui technique de qualité et les ressources suffisantes. »

Pour S.E. Monsieur Lorenzo Fanara, « L’Italie est fière d’être le premier partenaire de la Tunisie dans le secteur vital de l’éducation. C’est un signe évident de la forte amitié entre les peuples italien et tunisien. Le Gouvernement italien se réjouit d’avoir contribué aux côtés de l’UNICEF à ce programme capital pour le développement des enfants

Mohamed Khouini, a souligné que « l’appui soutenu de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement et l’UNICEF a permis à l’UTSS d’améliorer l’accès aux services préscolaires notamment dans les régions et les quartiers défavorisés. Ces équipements permettront à ces structures de répondre aux critères de qualité et auront surement un impact positif sur le développement des enfants qui les fréquentent».

Mme Marilena Viviani a indiqué que « l’UNICEF a depuis longtemps plaidé pour que les premières années de l’enfant soient reconnues comme la période la plus formative de sa vie. En Tunisie, beaucoup d’efforts ont été consentis pour améliorer non seulement l’infrastructure mais aussi la qualité des services préscolaires à travers le développement de la performance pédagogique de l’éducateur sur les plans des compétences et des attitudes. Toutes ces avancées ont été possibles grâce à la coopération qui s’est mise en place entre le gouvernement tunisien, l’UNICEF et ses partenaires. Dans ce cadre, l’UNICEF tient à remercier en particulier l’Ambassade d’Italie et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (l’AICS). »

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Pour toute information supplémentaire, merci de contacter :

Ministère de la Femme, de la Famille et des Seniors:  Mohamed Sfar – Tel : +216 58 717 693 sfarm314@gmail.com 

UTSS : Raja Laouini – Tel: +216 99 845 024utss.scolaire@planet.tn

AICS : Martina PalazzoTel: +216 50 952 325    – martina.palazzo@aics.gov.it

UNICEF: Mokhtar Dhahri – Tel: +216 71 802 700    – mdhahri@unicef.org

[Communiqué de presse]

Coopération italo-tunisienne pour le développement : un nouvel accord pour la période 2021-2023

 

Tunis, le 24 juin 2021

L’Italie et la Tunisie ont signé le dernier 16 juin un protocole d’accord en matière de coopération au développement qui détermine les orientations stratégiques et les objectifs, les ressources financières, les secteurs et les axes d’intervention prioritaires pour les trois prochaines années en Tunisie.

Signé en marge de la visite officielle à Rome du Président de la République, Kaïs Saïed, par les Ministres des Affaires Etrangères tunisien et italien, respectivement Othman Jerandi et Luigi Di Maio, l’accord scelle la volonté de l’Italie à renouveler son soutien au développement de la Tunisie par l’octroi d’une enveloppe totale de 200 millions d’euros, dont 150 millions à titre de crédit et 50 millions à don. Cet engagement triennal vise à la réduction de la pauvreté et à la création d’un modèle de développement inclusif, équitable et durable qui valorise le capital humain et préserve les ressources naturelles.

L’accord se situe dans un moment historique où la Tunisie doit faire face aux conséquences socio-économiques engendrées par la pandémie de COVID-19, dont l’impact pourrait avoir des échos à long terme si des mesures ne sont pas prises à temps pour renforcer la prospérité du pays et la résilience de la population.

Pour se faire, la Coopération italienne accompagnera le gouvernement tunisien sur trois axes principaux, notamment la relance économique, l’enseignement et la formation professionnelle, et la consolidation du processus démocratique. En continuité avec les choix programmatiques précédents, l’appui au secteur privé, la création d’opportunités d’emploi, la formation et l’assistance technique ainsi qu’une redistribution homogène et équitable des ressources publiques demeurent des objectifs prioritaires pour que le tissu socio-économique se redynamise et permette à la Tunisie de se positionner sur les marchés extérieurs.

« Cet accord confirme l’entente entre les deux gouvernements en matière de coopération au développement, mais surtout réaffirme le rôle de l’Italie en tant que l’un des principaux partenaires bilatéraux de la Tunisie », déclare M. Andrea Senatori, Directeur du Siège Régional de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) à Tunis. « Depuis la fin des années ‘80, nous avons entretenu des relations solides et continues avec la contrepartie tunisienne, ainsi qu’entamé un parcours de collaboration et de dialogue au nom de la justice sociale, du respect des droits humains et de la paix. Nous avons agi pour améliorer les conditions de vie de la population surtout dans les zones les plus marginalisées de la Tunisie. Les temps qui courent nous apprennent que repartir du territoire, d’une gestion des ressources durable et respectueuse de l’environnement n’est plus un choix, mais une obligation envers les générations futures. »

Dans ce sens, le nouvel accord répond certainement aux enjeux du changement climatique et, tout en s’alignant au Pacte Vert de l’Union Européenne, se fait promoteur d’une transition écologique du système productif. Il envisage des systèmes de production et consommation durables et locaux, la promotion des énergies renouvelables, des districts biologiques agricoles dans les régions à fort potentiel migratoire et la conservation de la biodiversité pour un chemin tout vert d’innovation et développement socio-économique.

La Coopération italienne se dit prête à débuter une nouvelle étape de son mandat en Tunisie, qui se fond sur les principes de solidarité et équité entre peuples.

 

CONTACTS :

Bureau de Communication AICS Tunis 
E-mail : comunicazione.tunisi@aics.gov.it
Tél : +216  71 893 321 / 144
www.tunisi.aics.gov.it

Coopération italo-tunisienne: signé le nouveau protocole d’accord pour la période 2021-2023

Les Ministres des Affaires Etrangères tunisien et italien, Othman Jerandi et Luigi Di Maio, ont signé le dernier 16 juin à Rome un protocole d’accord en matière de coopération au développement qui détermine les orientations stratégiques et les objectifs, les ressources financières, les secteurs et les axes d’intervention prioritaires pour la période 2021-2023.

Avec un soutien financier de 200 millions d’euros, l’accord vise à relancer les moteurs de la croissance socio-économique qui renforce la résilience du peuple et la prospérité du pays, qui valorise le capital humain, qui promeut une gestion rationnelle et durable des ressources, qui support l’innovation et qui repositionne la Tunisie sur les marchés internationaux.

La coopération italo-tunisienne a une longue histoire qui a débuté à la fin des années 80. Depuis lors, la Tunisie demeure pour la Coopération italienne un pays prioritaire pour sa programmation, tenu compte des liens commerciaux, culturels et historiques privilégiés entre les deux pays de la région méditerranée. Avec la signature du nouvel accord l’Italie reconfirme son engagement à soutenir la Tunisie et faire face aux séquelles de la pandémie de COVID-19.

Ecoutons le message de M. Andrea Senatori, Directeur du Siège Régional de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) à Tunis.

Communiqué de presse en FR

 

UNE AUTRE VOIE POSSIBLE : informer et sensibiliser sur le choix d’une migration régulière

[Communiqué de presse]

Tunis, le 09 juillet 2021

L’Organisation Internationale du Travail, dans le cadre du projet AMEM – Appui à la migration équitable pour le Maghreb, financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, lance « Une Autre Voie Possible », une campagne d’information et de sensibilisation sur les voies régulières de la migration et les risques de la migration irrégulière.

A partir d’aujourd’hui et pendant les 6 prochains mois, Une Autre Voie Possible visera à fournir des informations fiables à double effet : faire connaître les véritables possibilités de migration offertes par les acteurs institutionnels tunisiens et sensibiliser sur les risques liés aux parcours de migrations irrégulières. Inédite dans son genre, cette campagne nationale d’information et de sensibilisation s’adressera principalement à la jeunesse tunisienne potentiellement candidate à quitter le pays par les voies irrégulières.

Une Autre Voie Possible se situe dans la continuité des actions entreprises en Tunisie grâce au projet régional AMEM, dont l’objectif principal est d’assurer un continuum de protection aux travailleurs migrants au départ et à l’arrivée des pays du Maghreb.

La campagne se compose d’un ensemble d’actions ciblées sur le digital et sur l’étendue du territoire national, et délivrera des messages adaptés au langage des jeunes. Vidéos témoignages et informatifs, débats et espaces d’échange, une série interactive, une caravane et des courts métrages fiction animeront le temps libre des jeunes tunisiennes et tunisiens devant l’écran d’un smartphone ou dans les quartiers de leurs villes.

Une Autre Voie Possible se fera vecteur de messages aidant les jeunes potentiels migrants à prendre un choix conscient et bien réfléchi pour leur futur d’adultes.

Pour plus de détails et pour suivre les actions de la campagne, visitez les plateformes digitales aux liens suivants :

 

Site internet: www.uneautrevoiepossible.tn
Facebook :Une Autre Voie Possible

La pépinière de Zoubaida

Pour la rubrique : “Voix de Nous Autres AICS”.

©CEFA/2021/Fabiana Adamo

par Martina Palazzo

Zoubaida est une femme de 40 ans, née et élevée à Tabarka, une perle de la côte nord-ouest de la Tunisie, à environ 175 km de la capitale.

Zoubaida a toujours eu une passion : cultiver les plantes aromatiques et médicinales (PAM) dans sa pépinière. Il s’agit d’une tradition, d’un amour pour les plantes qui, dans cette région, s’affirment de manière présomptueuse parmi la végétation. Qu’elles soient cultivées ou sauvages, les PAM ont toujours été utilisées pour les soins du corps, les préparations culinaires et les compositions de parfums. Ici, dans le maquis méditerranéen, Zoubaida a fait de la tradition un métier, de sa passion une occupation quotidienne avec des ambitions à long terme.

Le grand saut a eu lieu en décembre 2020, lorsqu’elle a officiellement fondé Lyes Fiori, l’une des 16 entreprises bénéfiant d’un soutien technique et financier dans le cadre du projet Start-Up Tunisie. Créer des opportunités d’emploi, investir dans des idées entrepreneuriales prometteuses, former des jeunes : tels sont les objectifs du projet financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement et mis en œuvre par la municipalité de Fano en partenariat avec l’ong CEFA.

Zoubaida avait un terrain, de l’expérience et des ambitions, juste assez pour que Start-Up parie sur elle et l’accompagne dans la création d’une entreprise, dans la réalisation d’un rêve. “Mes connaissances en matière de phytoculture et de gestion d’entreprise étaient liées à ma passion, mais pas à des connaissances techniques avancées. Les formations auxquelles j’ai participé m’ont permis d’approfondir mes connaissances et d’améliorer mes compétences”, explique Zoubaida, qui a suivi jusqu’à présent des cours sur la vente et le marketing, la communication professionnelle, la multiplication et la cultivation des PAM, en collaboration avec l’Institut Silvo-Pastoral de Tabarka – ISPT. En outre, grâce au soutien financier du projet, la jeune entrepreneuse a reçu du matériel pour la construction des deux serres et pour la clôture de la pépinière, des outils de travail et le système d’irrigation. Consciente que la récolte arbitraire et non durable de la matière première a des répercussions négatives sur l’écosystème forestier, Zoubaida a voulu créer ses propres serres et sa propre pépinière en plein air pour répondre à la nécessité de multiplier les plantes, de préserver les variétés (notamment la lavande, la myrte, le romarin, le laurier, la verveine, la menthe et le pin) et de répondre à la demande du marché, de plus en plus importante.

©CEFA/2021/Fabiana Adamo

©CEFA/2021/Fabiana Adamo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lyes Fiori est désormais une entreprise structurée, prête pour sa première vente de plantes à partir desquelles sont extraites les huiles essentielles. Mais l’objectif est d’augmenter les niveaux de production et les activités. “Dans le futur, je compte cultiver en plein champ et me spécialiser dans l’extraction d’huiles essentielles et végétales à partir de la matière première produite par mon entreprise”, confie Zoubaida. Cela lui permettrait de s’affirmer dans la filière en tant que productrice et vendeuse du produit fini, mais surtout de contribuer à la création d’emploi. La pépinière embauche actuellement deux jeunes locaux sur une base saisonnière, principalement pendant la période de récolte.

Zoubaida est la fondatrice d’une entreprise qui vise à préserver et à améliorer la biodiversité de la région, mais aussi à servir de modèle à d’autres femmes, notamment de la région, qui souhaitent entrer dans le monde du travail.