La table verte 2 : un zoom en mots et images sur la sécurité alimentaire et la résilience de la population tunisienne

[COMMUNIQUÉ DE PRESSE]

Tunis, le 26 octobre 2022

L’Ambassade d’Italie en Tunisie et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) – Siège de Tunis, organisent l’évènement « La table verte 2 : Produire autrement pour Faim Zéro ». 

Ayant lieu le 27 octobre 2022 auprès du Presbytère de l’ancienne Église Sainte Croix, au cœur de la Medina de Tunis, et transmis en direct sur la page Facebook de l’AICS Tunis de 10h30 à 12h30, « La table verte 2 » veut encourager une réflexion sur l’urgence et les avantages d’une production alimentaire responsable qui répond aux besoins de la communauté humaine et  préserve les ressources naturelles en vue d’un lien plus durable et respectueux entre l’homme et le territoire.

L’événement s’étalera sur deux moments, différents par leur format, leur ton et leur public : un débat institutionnel avec la participation d’institutions tunisiennes, d’organisations internationales, de la société civile et du secteur privé, et la phase finale d’un concours photographique ” Le chemin vert “, animé par les influenceurs Fatma Bououn et The Dreamer. Á inaugurer la séance seront S.E. l’Ambassadeur d’Italie à Tunis, M. Fabrizio Saggio, le Ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche Maritime, M. Mahmoud Elyes Hamza, et la Mairesse de Tunis, Mme Souad Abderrahim.

« Nous souhaitons que cette journée soit un appel à partager des informations d’intérêt collectif avec un regard au futur. Notamment, nous espérons de pouvoir contribuer à renforcer la prise de conscience et l’action responsable autour d’une satisfaction des besoins alimentaires à bas impact sur l’environnement pour un monde et un demain plus vert», déclare l’Ambassadeur d’Italie, M. Fabrizio Saggio.

Cet évènement s’inscrit dans le Festival du Développement Durable, désormais à sa 6ème édition. Il s’agit d’une grande manifestation publique italienne, étendue aux représentations diplomatiques à l’étranger, pour sensibiliser et mobiliser les citoyens, les jeunes, les entreprises, les associations et les institutions sur les questions liées au développement durable, ainsi que pour évaluer les résultats atteints par la communauté internationale dans la mise en œuvre du Programme des Nations Unies à l’horizon 2030. En continuité avec La table verte organisé en 2021, mais avec un œil sur l’actualité, cette année la Coopération italienne en Tunisie a voulu choisir un thème qui s’impose dans l’agenda de tout citoyen, un thème qui se relie à l’objectif de développement durable n.2éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable.

« Cet important rendez-vous de notre calendrier événementiel veut encourager le dialogue entre les parties prenantes du développement durable, notamment les décideurs politiques, les organisations internationales, la société civile et la citoyenneté. L’AICS, parmi eux, se fait promotrice des valeurs impérieux de la durabilité environnementale et de la résilience de la population à travers ses interventions en Tunisie. L’Accord en matière de coopération entre les Gouvernements tunisien et italien pour la période 2021-2023 renouvèle cet engagement à poursuivre un modèle de développement inclusif, équitable et durable pour que le potentiel humain trouve son expression dans l’utilisation rationnelle des ressources naturelles », dit le Directeur du Siège Régional de l’AICS à Tunis, M. Andrea Senatori.

Dans un monde où une crise localisée entraîne des répercussions au niveau global, où l’impact du changement climatique combiné à la surexploitation des ressources naturelles menace le patrimoine naturel, la citoyenneté est appelée à s’interroger sur de nouvelles modalités de fonctionnement pour garantir aux écosystèmes de se préserver et se régénérer.

 

CONTACTS :

Ambassade d’Italie en Tunisie

Luigi Selandari Pasqualetti, Premier Secrétaire
E-mail : stampa.tunisi@esteri.it
Tèl:  +216 31321836
www.ambtunisi.esteri.it

AICS Tunis

Martina Palazzo, Chargée de Communication
E-mail : martina.palazzo@aics.gov.it; comunicazione.tunisi@aics.gov.it
Tél : +216 71 893 321 / 144
www.tunisi.aics.gov.it

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Coopération italienne/Subventions et accompagnement technique au profit de 100 entreprises opérant dans le tourisme, l’artisanat et l’agriculture

[Communiqué de presse]

Tunis, le 10 Octobre 2023

Ce matin, auprès du siège régional de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) à Tunis, a eu lieu l’atelier de lancement de l’appel à candidatures pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) et les entreprises sociales opérant dans le tourisme, l’artisanat et l’agriculture dans les gouvernorats de Sfax, Mahdia, Siliana et Tozeur.

Organisé par Oxfam dans le cadre du projet SUMUD (Résilience), l’évènement a été ouvert par Mme. Hania Aswad, Directrice d’Oxfam en Tunisie, en présence de SE l’Ambassadeur d’Italie, M. Fabrizio Saggio, de la Directrice Générale pour la Coopération Internationale au Ministère du Tourisme et de l’Artisanat (MTA), Mme Mouna Mathlouthi Ghliss, de la Directrice des Organismes professionnels agricoles au sein du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche (MARHP), Mme. Lamia Essafi, du Directeur de l’AICS Tunis, M. Andrea Senatori et des parties prenantes impliquées dans le projet.

« L’entrepreneuriat joue un rôle crucial dans la stimulation de l’économie et de la croissance d’un pays, tout en valorisant son capital et potentiel humains. Dans cette perspective, depuis des années, la Coopération italienne soutient des initiatives visant à promouvoir un modèle de développement inclusif, durable, générateur d’emplois et projeté vers l’innovation et le transfert de compétences », a declaré l’Ambassadeur Saggio dans son discours.

En effet, SUMUD est un projet financé par l’AICS en Tunisie à hauteur de 3,5 millions d’euros.

« Ce projet est l’une des initiatives de soutien et de promotion de l’entrepreneuriat prévues dans la programmation stratégique de la Coopération Italienne en Tunisie. Il s’agit d’un axe d’intervention qui s’est imposé au fil des dernières années pour répondre au problème du chômage, en particulier chez les jeunes et dans les zones les plus marginalisées, et y donner une alternative valable », a affirmé le Directeur de l’AICS Tunis, Andrea Senatori.

SUMUD est implémenté par Oxfam en partenariat avec AVSI, Shanti, APAD et Regione Toscana en partenariat avec le Ministères de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat et les autorités nationales et locales.

« SUMUD est l’un des projets d’Oxfam en Tunisie, qui est directement lié aux objectifs et à la stratégie d’Oxfam Global, et recoupe étroitement – à travers ses trois composantes – de nombreux plans et priorités de développement de la Tunisie pour la période 2023 à 2025 ; dont le plus important est de consacrer l’autonomisation économique au bénéfice des groupes fragiles et à faible revenu et d’adopter une gouvernance économique et financière qui renforce la résilience et la durabilité. » a expliqué Mme Aswad, directrice d’Oxfam en Tunisie.

Débuté en 2022, le projet vise à soutenir les MPME et les entreprises sociales opérant dans le tourisme, l’artisanat et l’agriculture dans les gouvernorats de Sfax, Mahdia, Siliana et Tozeur pour accroitre leur résilience face à la crise économique et au changement climatique. Cela se concrétisera à travers un programme d’appui technique et financier de plus d’1 million d’euros dans les quatre gouvernorats cibles.

Les entreprises intéressées devront soumettre leur candidature sur une plateforme numérique qui sera active à partir du 23 octobre 2023. 100 MPME et/ou entreprises sociales seront présélectionnées et pourront bénéficier d’un accompagnement en matière de compétences techniques et interpersonnelles (soft skills) avec séances de coaching et rencontres avec les acteurs locaux. Le processus conduira à l’élaboration d’un Plan spécifique de Résilience et de Développement (PRD) pour chaque entreprise sélectionnée. Les PRD seront enfin examinés par un Comité d’Évaluation afin de sélectionner 80 entreprises qui recevront un financement.

Lors de l’évènement, ont été présentés les résultats préliminaires de l’étude socio-économique, sur les opportunités et les défis dans les secteurs de l’agriculture, du tourisme et de l’artisanat à Sfax, Mahdia, Siliana et Tozeur.

Toutes les informations relatives au projet, ainsi que les instructions pour soumettre la candidature, sont disponibles sur le site internet du projet : www.sumudproject.org

 

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La pépinière de Zoubaida

Pour la rubrique : “Voix de Nous Autres AICS”.

©CEFA/2021/Fabiana Adamo

par Martina Palazzo

Zoubaida est une femme de 40 ans, née et élevée à Tabarka, une perle de la côte nord-ouest de la Tunisie, à environ 175 km de la capitale.

Zoubaida a toujours eu une passion : cultiver les plantes aromatiques et médicinales (PAM) dans sa pépinière. Il s’agit d’une tradition, d’un amour pour les plantes qui, dans cette région, s’affirment de manière présomptueuse parmi la végétation. Qu’elles soient cultivées ou sauvages, les PAM ont toujours été utilisées pour les soins du corps, les préparations culinaires et les compositions de parfums. Ici, dans le maquis méditerranéen, Zoubaida a fait de la tradition un métier, de sa passion une occupation quotidienne avec des ambitions à long terme.

Le grand saut a eu lieu en décembre 2020, lorsqu’elle a officiellement fondé Lyes Fiori, l’une des 16 entreprises bénéfiant d’un soutien technique et financier dans le cadre du projet Start-Up Tunisie. Créer des opportunités d’emploi, investir dans des idées entrepreneuriales prometteuses, former des jeunes : tels sont les objectifs du projet financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement et mis en œuvre par la municipalité de Fano en partenariat avec l’ong CEFA.

Zoubaida avait un terrain, de l’expérience et des ambitions, juste assez pour que Start-Up parie sur elle et l’accompagne dans la création d’une entreprise, dans la réalisation d’un rêve. “Mes connaissances en matière de phytoculture et de gestion d’entreprise étaient liées à ma passion, mais pas à des connaissances techniques avancées. Les formations auxquelles j’ai participé m’ont permis d’approfondir mes connaissances et d’améliorer mes compétences”, explique Zoubaida, qui a suivi jusqu’à présent des cours sur la vente et le marketing, la communication professionnelle, la multiplication et la cultivation des PAM, en collaboration avec l’Institut Silvo-Pastoral de Tabarka – ISPT. En outre, grâce au soutien financier du projet, la jeune entrepreneuse a reçu du matériel pour la construction des deux serres et pour la clôture de la pépinière, des outils de travail et le système d’irrigation. Consciente que la récolte arbitraire et non durable de la matière première a des répercussions négatives sur l’écosystème forestier, Zoubaida a voulu créer ses propres serres et sa propre pépinière en plein air pour répondre à la nécessité de multiplier les plantes, de préserver les variétés (notamment la lavande, la myrte, le romarin, le laurier, la verveine, la menthe et le pin) et de répondre à la demande du marché, de plus en plus importante.

©CEFA/2021/Fabiana Adamo

©CEFA/2021/Fabiana Adamo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lyes Fiori est désormais une entreprise structurée, prête pour sa première vente de plantes à partir desquelles sont extraites les huiles essentielles. Mais l’objectif est d’augmenter les niveaux de production et les activités. “Dans le futur, je compte cultiver en plein champ et me spécialiser dans l’extraction d’huiles essentielles et végétales à partir de la matière première produite par mon entreprise”, confie Zoubaida. Cela lui permettrait de s’affirmer dans la filière en tant que productrice et vendeuse du produit fini, mais surtout de contribuer à la création d’emploi. La pépinière embauche actuellement deux jeunes locaux sur une base saisonnière, principalement pendant la période de récolte.

Zoubaida est la fondatrice d’une entreprise qui vise à préserver et à améliorer la biodiversité de la région, mais aussi à servir de modèle à d’autres femmes, notamment de la région, qui souhaitent entrer dans le monde du travail.

[PRESS RELEASE] Towards efficient agricultural water use in Libya

AICS and FAO in cooperation with the Ministry of Water Resources launch the project for monitoring, evaluation and rationalization of water use for the agriculture sector

 

Tripoli, 31st January 2022

The Italian Agency for Development Cooperation (AICS) and the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), in cooperation with Ministry of Water Resources in Libya, are launching the project “Monitoring, evaluation and rationalization of water use for the agriculture sector in Libya” following the approval on 15th March 2021 of a 830.000 Euro-grant by the Italian Ministry of Foreign Affairs and International Cooperation (MAECI). In the presence of the Minister of Water Resources, Mr. Tariq Abdel, the Deputy Minister of Agriculture, Mr Mohamed Bashir Al Turki, the Italian Embassy in Tripoli and key stakeholders in the water management sector – at institutional, academic, scientific and civil society levels – meet today around a virtual table to discuss the next steps of the project and the methodology to be followed.

Through the results of this project, an assessment of the water use for the agricultural sector will be undertaken to support monitoring, evaluation, and rationalization of this use of water, and to enhance agricultural water management performance, particularly water consumption and productivity. As a result, a strategic plan for water resources management that reviews the water, food and energy needs will be formulated.

In this respect, in his opening speech, H.E Mr. Tariq Abdel Salam Abu Falika – Minister of Water Resources said: “we look forward to the contribution of this project in building a cooperative framework between the Ministry of Water Resources, the Ministry of Agriculture and Livestock and all partners at the national and local levels”.

Overall, the expected impact of the project is that food security in Libya, particularly in the Fezzan region, will be strengthened through more efficient use of agricultural water, while preventing acute water shortages, environmental degradation, and mass population displacement.

To materialize this impact, H.E Mr. Mohamed Bashir Al Turki – Deputy Minister of Agriculture Reclamation Affairs said: “there is a need for coordination, communication and exchange of information and experiences between national sectors to build a cooperative framework between the Ministry of Agriculture and Livestock, Ministry of Water Resources and all national partners to share data, systems and experiences”.

Through this two-year initiative, AICS, FAO and the Libyan authorities are strengthening their partnership in order to build national capacities for a performant use of agriculture water in the country in general and in the Fezzan region in particular, considering that Libya is characterized by an absolute water scarcity with its annual per capita Internal Renewable Water Resources (IRWR) around 106 m3/capita/yr.

“This is a project of pivotal importance for the Italian Cooperation in Libya since it is crucial for the survival and improvement of essential living conditions, such as food security, agriculture and water. At the same time, it aims at strengthening capacity, knowledge, and sector coordination”, said Mr. Andrea Senatori, Director of AICS Tunis Regional Office.

Moreover, this project falls under the umbrella of the FAO Regional Water Scarcity Initiative and aims to strengthen the capacities of national institutions for the monitoring, evaluation and rationalization of water use for agriculture sector using geospatial technologies. “With this project, FAO is responding to three national strategic priorities: firstly, sustainable increase in crop productivity and raising levels of food safety standards; secondly, expansion of the use and sustainable management of natural agricultural resources; and thirdly, capacity building and improvement in services to support the agricultural sectors”, said Mr. Philippe Ankers, Libya FAO Representative ad interim.

 

CONTACTS

AICS Tunis Regional Office
Communication Office: martina.palazzo@aics.gov.it; comunicazione.tunisi@aics.gov.it

FAO Tunis Sub-Regional Office
Communication Office: Faten.Aouadi@fao.org; FAO-SNEA@fao.org

Ministry of Water Resources of Libya
National Project Coordinator: solabboud@yahoo.co.uk

 

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[COMMUNIQUÉ DE PRESSE] Ensemble contre le décrochage scolaire : cérémonie de remise de biens au Ministères tunisien de l’Éducation

           

Tunis, le 22 février 2022

Aujourd’hui à Mégrine, auprès du dépôt du Ministère de l’Education tunisien, s’est déroulée la cérémonie de réception de 60 tracteurs dotés de citernes, charrues et semi-remorques, acquis grâce à un financement de la Coopération italienne d’environ 30 millions d’euros.  A l’évènement étaient présents le Ministre de l’Education M. Fethi Sellaouti, le Ministre de l’Agriculture M. Mahmoud Elyes Hamza, SE l’Ambassadeur M. Lorenzo Fanara et le Directeur de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) de Tunis, M. Andrea Senatori.

Les 60 tracteurs seront distribués sur 20 Commissariats régionaux de l’éducation afin d’améliorer et faciliter l’approvisionnement en eau potable des établissements scolaires des zones bénéficiaires.

L’événement d’aujourd’hui fait partie d’une action de plus grande envergure réalisée par la Coopération italienne pour la lutte contre l’abandon scolaire. En effet, dans les prochains mois seront mis à dispositions de biens additionnels, notamment 95 minibus, 13 fourgonnettes pour le transport d’aliments et d’autres équipements pour un montant global d’environ 7,8 millions d’euros.

Avec un portefeuille d’environ 50 millions d’euros, l’éducation est parmi les secteurs prioritaires d’intervention de la Coopération italienne en Tunisie. Parmi les nombreuses initiatives, on peut citer les actions menées pour la création de cantines scolaires et l’amélioration de la nutrition en milieu scolaire ; la construction des services hygiéniques, l’aménagement d’aires de jeux ainsi que l’amélioration de l’offre pédagogique.

CONTACTS :

Ambassade d’Italie à Tunis

Luigi Selandari Pasqualetti, Premier Secrétaire
E-mail : stampa.tunisi@esteri.it
Tèl:  +216 31321836
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AICS Tunis

Martina Palazzo, Communication Officer
E-mail : martina.palazzo@aics.gov.it; comunicazione.tunisi@aics.gov.it
Tél : +216 71 893 321 / 144
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Soif d’eau

par Martina Palazzo

« Ce qui embellit le désert c’est qu’il cache un puits quelque part » écrit Antoine de Saint-Exupéry dans son célèbre conte. Il évoque la préciosité d’une ressource vitale même là en milieu désertique, où les étendues de sable se perdent dans l’infini. L’or bleu est une condition préalable à la vie sur la planète, et son accès est désormais devenu un enjeu social et économique.

Sans l’eau aucune société ne peut poursuivre son chemin de croissance, de progrès, et même de survie. Il existe un lien incontestable entre la disponibilité des ressources hydriques et le développement humain, surtout de nature socio-économique à tel point que ce sont précisément les pays à faible PIB qui souffrent le plus de pénurie d’eau. Techniquement, on parle de stress hydrique, c’est-à-dire une situation critique qui surgit lorsque les ressources en eau disponibles sont inférieures à la demande. Autrement dit, il n’y a pas assez d’eau pour satisfaire les besoins de la population, dont la croissance démographique, les activités productrices et le mode de vie consumériste prétendent des prélèvements de plus en plus excessifs des eaux superficielles ou souterraines au niveau mondial.

Mais cette carence est aggravée aussi par la fluctuation des précipitations, la pollution, la déforestation, le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles, telles que la sècheresse et les inondations. Une multitude de facteurs qui, dans un monde interconnecté et exposé à des mutations rapides, continuera à laisser un nombre croissant d’assoiffés derrière si l’optimisation de l’usage de l’eau ne devienne une priorité pour chaque citoyen à tous les niveaux de prise de décision.

Soumise à deux climats, méditerranéen au nord et à l’est et saharien au sud et ouest, la Tunisie est un pays où les ressources hydriques sont fortement menacées. D’une double identité hydrométéorologique, ce pays est aride à semi-aride sur les trois quarts de son territoire. Ici les précipitations moyennes annuelles n’atteignent les 100 mm, alors que certaines zones situées au nord-ouest enregistrent un taux annuel dépassant les 1000 mm. Dans les régions bordant le Sahara se concentrent les eaux souterraines profondes provenant des nappes fossiles et, de ce fait, épuisables. Le Continental Intercalaire et le Complexe Terminal sont les réserves géologiques qui ont permis au fil des siècles le développement d’oasis où la présence humaine a cohabité en symbiose avec l’écosystème. Depuis plus d’un siècle, et plus particulièrement à partir des années ’80, l’exploitation par forages a sévèrement baissé le niveau des réserves souterraines. Les ressources renouvelables, reparties essentiellement au nord et au centre, quant à elles, subissent les effets d’un climat vulnérable aux effets du changement climatique. C’est un scénario qui porte à une seule conclusion : le bilan hydrique est déficitaire. Selon le dernier rapport du Water Ressources Institute, la Tunisie est classée à la 30ème position sur 164 pays avec une moyenne de 410 m³ d’eau par habitant et par an, la répertoriant ainsi dans la catégorie de pays exposés à un stress hydrique élevé. Ce stress va s’intensifier avec l’accélération démographique qui entraine une hausse de demande en eau pour les activités économiques, parmi lesquelles l’agriculture est le secteur le plus avare (80%), et pour l’eau potable. La surexploitation peut engendrer aussi la dégradation de la qualité de l’eau jusqu’à son inutilisation à cause de la salinité.

Dans le sud tunisien, l’oasis joue un rôle important sur le plan économique en raison de son statut d’employeur agricole de la plupart des travailleurs et travailleuses. Il est d’autant vrai que la pérennité de cet écosystème dépend essentiellement de la gestion rationnelle des ressources en sols et en eaux, encore plus face aux limitations et vulnérabilités du capital hydrique tunisien à nos jours.

A Tozeur, dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la désertification, l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement appui la bonne gouvernance des ressources naturelles pour améliorer les conditions de vie de la population oasienne. Avec un financement d’environ 5.1 million d’euros, le « Projet de Développement Rural Intégré dans les délégations de Hezoua et Tamerza », mis en œuvre par le Commissariat Régionale de Développement Agricole de Tozeur, intervient dans 18 périmètres irrigués pour renforcer le développement local participatif, protéger, améliorer et diversifier la production des périmètres irrigués face aux nouveaux défis environnementaux. En particulier, le Projet a permis, en partenariat avec le Centre Régional de Recherche en Agriculture Oasienne de Degueche, la réalisation de deux études sur l’application d’une technique d’irrigation localisée conçue spécifiquement pour réduire les besoins en eau et la consommation d’énergie. Après sa divulgation auprès des agriculteurs et agricultrices de l’oasis, la technique permettra une plus grande optimisation de l’usage de l’eau et de lutter contre l’avancée du désert.

Si le stress hydrique menace la sécurité alimentaire et le développement économique de la Tunisie à l’horizon 2050, une gestion plus rationnelle de l’eau reste toujours possible. Il faut surveiller la situation, s’appuyer sur les innovations technologiques, poursuivre des approches intégrées, mais surtout comprendre la beauté d’un puits au bon milieu du désert.

Entrepreneuriat et agriculture en Tunisie : un nouveau guide pour s’informer et investir

 

Dans le cadre du projet «Agriculture compétitive », co-financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, l’association ELIS en collaboration avec l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) a réalisé un guide pour les investisseurs dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-alimentaire en Tunisie.

Ce guide est le fruit d’une forte collaboration avec l’ensemble des parties prenantes et des partenaires du projet à travers des sessions de renforcement des capacités et des ateliers de réflexion.

> Consultez le guide ici

IRESA est le nouveau partenaire de mise en œuvre pour le programme ADAPT

Tunis, le 1 /7/22

Signée aujourd’hui au Ministère de l’Agriculture, de Ressources Hydrauliques et de la Pêche à Tunis l’accord de subvention entre l’Institution de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur Agricoles et l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement dans le cadre du programme ADAPT, financé par l’Union Européenne.

Les connaissances techniques et scientifiques de l’IRESA et de son réseau représentent une valeur ajoutée pour le programme dont l’objectif est de soutenir et développer des systèmes de production agricole et de la pêche durables à travers un soutien financier aux opérateurs privés du secteur (Fonds d’Appui).

Grâce aux réseaux des institutions chapotées par l’IRESA, le monde de la recherche et celui du secteur privé pourront renforcer leur collaboration et jeter les bases pour une transition écologique, basée sur l’innovation et un usage rationnel des ressources naturelles.

Nous croyons fermement au potentiel des investissements verts pour la construction d’une Tunisie de l’avenir – a déclaré le Directeur de l’AICS Tunis Andrea Senatori – et nous sommes engagés dans la promotion d’une croissance économique durable qui passe à travers la résilience des acteurs du secteur face aux crises multiples, y compris les conséquences du changement climatique.

Sous l’égide de l’Union européenne, la naissante collaboration avec l’IRESA facilitera aussi le partage des résultats des pratiques durables de production en favorisant une prise de conscience collective sur leur impact économique, sociale et environnementale.

Communiqué de presse conjoint AICS-IRESA

Building Capacity: cours international sur le GIAHS

Le projet financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) vise à promouvoir la connaissance des systèmes de paysages agricoles et des paysages traditionnels par le biais de cours et d’activités de recherche, notamment dans les pays prioritaires de la Coopération italienne.

L’initiative “GIAHS (Globally Important Agricultural Heritage Systems) capacity building for the resilience evaluation in three different socio-environmental and bio-cultural frameworks: Africa, Asia and Latin America” soutient le programme GIAHS de la FAO, qui vise à promouvoir les systèmes agricoles traditionnels, en tant que patrimoine immatériel qui combine la conservation de la biodiversité, le respect des structures sociales traditionnelles et le soutien au développement économique centré sur les communautés agricoles locales. À l’instar de ce que l’UNESCO a fait en matière de patrimoine culturel, le GIAHS de la FAO envisage la création de sites spécifiques pour la conservation active des systèmes agricoles traditionnels (http://www.fao.org/giahs/en/).

L’initiative est mise en œuvre par le Département des Systèmes Agricoles, Alimentaires et Forestiers de l’Université de Florence et a pour objectif principal de diffuser la protection des systèmes agricoles traditionnels, à travers la création d’un pôle académique destiné à la formation des gestionnaires de sites du GIAHS de la FAO et à la diffusion du sujet au niveau mondial.

Dans ce contexte, il est particulièrement nécessaire de former des professionnels capables d’identifier et de gérer les sites GIHAS. Ces techniciens doivent avoir la capacité de préserver de manière dynamique les connaissances agricoles traditionnelles, les valeurs des cultures locales, la diversité bio-culturelle et les caractéristiques du paysage.

Pour cette raison, l’AICS encourage les étudiants ressortissants des pays ou l’Agence est opérationnelle à postuler pour les 10 bourse d’études disponibles permettant de fréquenter gratuitement le master.

Pour postuler, suivez le lien https://www.agriculturalheritage.com/applications2022_2023/

La date limite est le 16 octobre 2022 et le classement final sera publié le 31 octobre 2022.

Les étudiants sélectionnés commenceront à suivre le cours de master à partir de février 2023.

 

Signature à Tunis d’un accord de coopération entre le MAECI, l’AICS et le CIHEAM Bari

[communiqué de presse]

 

Tunis, le 19 septembre 2022

Un accord de coopération entre le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale (MAECI), l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) et le siège italien du Centre International de Hautes Etudes Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM Bari) sur la mise en œuvre du projet “Actions préliminaires pour la constitution de bio-territoires tunisiens” a été signé le 19 septembre à Tunis, auprès de la résidence de l’Ambassadeur d’Italie. L’accord a été signé par l’Ambassadeur, S.E. Lorenzo Fanara, la Directrice Adjointe du Siège régional de l’AICS à Tunis, Mme Annamaria Meligrana, et le Directeur du CIHEAM Bari, M. Maurizio Raeli.

« La signature de cet accord témoigne de l’engagement continu de l’Italie à soutenir la Tunisie dans la création d’un modèle de développement inclusif, équitable et durable. Préserver et valoriser les ressources naturelles en vue de parvenir à un nouvel équilibre entre communautés humaines et territoires représente une de nos priorités dans le domaine de la coopération au développement » a déclaré l’Ambassadeur Lorenzo Fanara.

L’un des objectifs du projet “Actions préliminaires pour la constitution de bio-territoires tunisiens” consiste à promouvoir des initiatives de développement local pour soutenir les activités de production, d’entreprenariat et d’innovation, afin de contribuer au développement des micro, petites et moyennes entreprises, et mettre en valeur les ressources génétiques et naturelles et le savoir-faire local. Pour faire face à la demande d’assistance institutionnelle, technique et méthodologique du Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche (MARHP), les activités du projet prévoient la réalisation d’une étude de préfaisabilité visant la création de ” bio-territoires ” sur cinq sites pilotes répartis dans différentes zones bioclimatiques du pays, à savoir Hazoua (Tozeur), Majel Bel Abbes (Kasserine), Kesra (Siliana), Haouaria (Nabeul), et Sejnane (Bizerte). Ce projet qui intègre une approche transversale entre formation, innovation,  diffusion et  recherche, sera réalisé en étroite collaboration avec la Direction Générale de l’Agriculture Biologique Locale et consentira de mettre au point des solutions opérationnelles pour le développement harmonieux d’un bio-territoire dans lequel la relation homme-environnement sera axée sur les principes et les objectifs de l’agriculture biologique.

«  La création de bio-territoires en Tunisie, une première sur le continent africain, constitue un saut qualitatif dans la gouvernance des politiques et des stratégies de développement rural. La Coopération italienne entend contribuer à la promotion de systèmes de production et de consommation à faible impact, avec pour objectif final la recherche d’un bien-être équitable et généralisé. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Protocole d’accord sur la coopération au développement pour la période 2021-2023, presque entièrement consacré à la relance économique et durable de la Tunisie”, a précisé Mme Annamaria Meligrana, Directrice Adjointe de l’AICS Tunis.

« Les relations entre le CIHEAM Bari, le MAECI et l’AICS – a remarqué le Directeur du CIHEAM Bari, Maurizio Raeli – sont depuis toujours placées sous le signe de la plus grande collaboration et l’accord qui vient d’être signé permettra de les renforcer encore. Notre organisation,  un véritable point de repère dans le domaine de la formation de haut niveau, de la coopération internationale et du conseil technico-scientifique, s’engagera à renforcer les capacités locales tout au long de la chaîne agricole, en encourageant des collaborations nouvelles et fructueuses avec l’Italie. Doté d’un financement total d’un million d’euros, le projet aura une durée de 18 mois.

 

CONTACTS :

Ambasciata d’Italia in Tunisia
Luigi Selandari Pasqualetti, Premier Secrétaire
E-mail : stampa.tunisi@esteri.it
Tèl:  +216 31321836
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AICS Tunisi
Martina Palazzo, Communication Officer
E-mail : martina.palazzo@aics.gov.it; comunicazione.tunisi@aics.gov.it
Tél : +216 71 893 321 / 144
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CIHEAM Bari
Stefania Lapedota, Press Officer
E-mail: lapedotas@iamb.it  –  www.iamb.it
Tel.: +39 080 4606271 Mobile: +39 320 7157864

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